Emmanuel Macron défend le recours à l'armée lors de son point presse à Bruxelles

Répondant lors d'un point presse à Bruxelles à la question sur le recours à l'armée pour l'acte 19 des Gilets jaunes, Emmanuel Macron a défendu la décision du gouvernement de s'appuyer sur les militaires.
Sputnik

S'exprimant lors d'un point presse à l'issue du Conseil européen, le Président français a défendu la décision de recourir à l'armée pour assurer la sécurité lors de l'acte 19 des Gilets jaunes.

Il a expliqué qu'il avait été décidé de «faire appel aux militaires de l'opération Sentinelle pour ce qui est leur mission: la lutte contre le terrorisme et protéger les sites sensibles pour pouvoir décharger les policiers et les gendarmes de ces missions. Mais en aucun cas l'armée dans notre pays n'est en charge du maintien de l'ordre, c'est un faux débat absolu». 

Cela «n'a jamais été le cas ces dernières années et ne sera pas le cas» et ainsi «ceux qui jouent à se faire peur ou à faire peur à certains ont tort», a souligné Emmanuel Macron.

Acte 19: «Si les émeutiers veulent se faire tirer dessus, c'est leur choix»
Il est prévu que les militaires fassent ce qui est leur tâche, leur mission dans le cadre de l'opération Sentinelle, «nous les avons simplement davantage mobilisés» pour «dégager les policiers et les gendarmes», a poursuivi le chef de l'État. Ces derniers seront quant à eux «affectés aux tâches de maintien de l'ordre quand il y a quelques unes des manifestations illégalement déclarées» et devront «empêcher là où c'est interdit les rassemblements, les volontés d'émeutes et les casseurs», a-t-il conclu, souhaitant mettre fin aux «faux messages et fausses inquiétudes sur ce sujet».

Les 5.000 forces de l'ordre mobilisées samedi 16 mars, lors de l'acte 18 des Gilets jaunes, n'ont pas pu empêcher les pillages et incendies volontaires sur les Champs-Élysées. Dans ce contexte, le gouvernement a annoncé l'emploi des militaires de la force Sentinelle pour la prochaine mobilisation des Gilets jaunes. Le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, a expliqué, mercredi 20 mars, que cette mesure permettrait de protéger des bâtiments officiels et autres «points fixes».

Au-delà de Sentinelle, des brigades anticasseurs dédiées seront déployées sur le terrain, des drones et des «produits avec des marquages indélébiles» permettant de «tracer» les casseurs vont aussi être mobilisés.

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