«Population dégénérée»: le préfet de La Réunion portera plainte contre Brigitte Bardot

L’ex-star de cinéma a accusé les habitants de l’île de La Réunion d’avoir «des gènes de sauvages» et d’être une «population dégénérée», des propos qui ne sont pas restés sans réponse. Le préfet de l’île, soutenu par la ministre des Outre-mer, déposera une plainte.
Sputnik

Brigitte Bardot a violemment critiqué les habitants de l'île de La Réunion dans une lettre ouverte au préfet rendue publique mardi, leur reprochant de maltraiter les animaux. Elle n'a pas hésité à utiliser des expressions comme «île démoniaque», «population dégénérée» ou «traditions barbares».

«Si ce courrier est authentique, il appelle une réponse claire: le préfet de La Réunion déposera dès demain une plainte à laquelle je m'associerai», a tout de suite réagi, dans un tweet, la ministre des Outre-mer Annick Girardin.

​«Le racisme ordinaire n'a pas sa place dans le débat d'idées», a-t-elle martelé alors qu'elle se trouve actuellement à La Réunion.

Brigitte Bardot qualifie les Réunionnais de «population dégénérée» dans une lettre ouverte
Dans son message, l'ancienne actrice de 84 ans, activiste pour les droits des animaux, parle d'«une population dégénérée encore imprégnée des coutumes ancestrales, des traditions barbares qui sont leurs souches» et de «réminiscences de cannibalisme des siècles passés».

Brigitte Bardot, déjà condamnée à cinq reprises pour incitation à la haine raciale, notamment pour des propos tenus contre les musulmans, condamne le sort qui serait réservé aux chats et aux chiens, mais aussi les «décapitations de chèvres et boucs en offrande à leurs Dieux».

La sénatrice réunionnaise Nassimah Dindar a elle aussi tenu à réagir à cette lettre: «La maltraitance animale est inadmissible, l'outrance et l'injure tout autant! Qui d'entre les Réunionnais et vous est le plus "sauvage"?».

​Des utilisateurs des réseaux sociaux ont également dénoncé la démarche de l'ancienne légende du grand écran.

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