Un tireur de Nouvelle-Zélande se dit impacté par sa visite en Europe, y compris en France

Dans son «manifeste», l’un des auteurs des fusillades dans deux mosquées de Christchurch a raconté que ses opinions avaient «radicalement» changé après son voyage en Europe au printemps 2017. Il a déclaré avoir «été pris de désespoir» après la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle en France.
Sputnik

Dans son «manifeste», l'un des auteurs des fusillades dans deux mosquées de Christchurch a raconté que ses opinions avaient «radicalement» changé après son voyage en Europe au printemps 2017.

Lors de son déplacement, il a notamment constaté une «invasion de non-blancs en France».

En pleine campagne présidentielle de 2017, il déclare avoir observé en France un «duel ridicule» entre «un ex-banquier mondialiste, capitaliste» et «une figure peu controversée dont l'idée la plus brave et la plus inspirée était une possible déportation des migrants illégaux».

Il a également déclaré avoir «été pris de désespoir» après la victoire d'Emmanuel Macron.

Deux mosquées attaquées en Nouvelle-Zélande: ce que l’on sait des fusillades mortelles
Selon l'AFP, le tireur déclare que les moments clé de sa radicalisation furent la défaite de la dirigeante du Front national (désormais Rassemblement national) Marine Le Pen à la présidentielle française de 2017 et une attaque au camion qui a fait cinq morts à Stockholm en avril 2017, dont une fillette de 11 ans.

Le tireur s'en est également pris à la chancelière allemande Angela Merkel qu'il a accusée de «nettoyage racial de l'Europe». Il a aussi qualifié le Président turc de «pire ennemi» et de «leader du plus grand groupe musulman en Europe».

L'AFP souligne que le titre de ce document intitulé «le Grand remplacement» fait référence à une thèse de l'écrivain français Renaud Camus sur la disparition des «peuples européens», «remplacés» selon lui par des populations non-européennes immigrées.

Durant la prière de ce vendredi 14 mars, des attaques ont été perpétrées dans deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch. Le chef de la police a annoncé 49 morts et des dizaines de blessés.

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