Musulmans de France (UOIF) réagit à l’attentat de Christchurch et dénonce l’islamophobie

Suite aux attentats qui ont fait ce vendredi 49 morts dans deux mosquées néo-zélandaises à Christchurch, Musulmans de France a dénoncé une montée de l’islamophobie tout en appelant les pouvoirs publics à agir pour inverser la tendance.
Sputnik

L'association Musulmans de France s'est dite «extrêmement préoccupée» par la montée continue de l'islamophobie, suite aux fusillades sanglantes qui ont visé ce vendredi deux mosquées néo-zélandaises.

«Le drame qui frappe la Nouvelle-Zélande peut un jour survenir dans d'autres pays comme cela a déjà été malheureusement le cas au Canada», rappelle sur son site l'organisation anciennement connue sous le nom de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF).

Deux mosquées attaquées en Nouvelle-Zélande: ce que l’on sait des fusillades mortelles
Dénonçant «la banalisation des discours de haine», l'association a appelé à «ne plus tolérer les dérapages racistes» de la part de «certains politiques et de certains polémistes ou éditorialistes». Dans ce contexte, elle a également exhorté les pouvoirs publics à mettre en œuvre des campagnes d'envergure de lutte contre le racisme, l'islamophobie et l'antisémitisme.

Durant la prière de ce vendredi 15 mars, des attaques ont été perpétrées dans deux mosquées de la ville néo-zélandaise de Christchurch. Le chef de la police a fait état d'au moins 49 morts et de dizaines de blessés. Quatre suspects, qui ont été interpellés après l'attaque faisaient partie des milieux extrémistes mais ne faisaient l'objet d'aucune surveillance, a déclaré la Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern.

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