La polémique autour du voile en France relancée par le témoignage de cette femme (vidéo)

Une étudiante en hijab ayant échoué à postuler chez Etam se dit discriminée par l’enseigne de lingerie féminine dont une responsable aurait affirmé ne pas accepter les femmes voilées. Dans une vidéo postée sur Twitter, elle appelle au boycott de la marque.
Sputnik

Après la crèche Baby-Loup et Decathlon, c'est la marque Etam qui est dans la tourmente sur le sujet du voile musulman. Une étudiante portant un hijab a raconté, dans une vidéo postée sur Twitter lundi dernier, avoir été discriminée dans une boutique de l'enseigne, à Montpellier, alors qu'elle voulait y déposer CV et lettre de motivation.

​«Une situation que j'ai vécue et que je ne souhaite à personne», déclare-t-elle sur la vidéo.

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La jeune femme au pseudonyme oumaima raconte s'être présentée, portant son voile, dans un magasin de l'enseigne Etam pour postuler. Elle a parlé à la responsable, «et là, elle me regarde et me dit: "J'espère que c'est une blague, vous n'êtes pas sérieuse? Vous êtes voilée et vous me demandez un travail?"», affirme-t-elle, se disant «bloquée» par cette réaction. La gérante aurait encore expliqué ne pas accepter les femmes voilées.

La musulmane accompagne sa vidéo d'un appel au boycott de la marque française de prêt-à-porter et de lingerie féminine.

​Etam, pour sa part, a rapidement présenté ses excuses et licencié la responsable du magasin, car cet incident était «contraire aux valeurs» de la marque.

​Oumaima a ensuite indiqué qu'elle avait été contactée par un juriste du groupe militant issu des Frères musulmans. «Ils vont suivre mon cas jusqu'au bout pour que cette responsable soit sanctionnée», affirme-t-elle.

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​La marque Decathlon a retiré de la vente son hijab de running qui avait suscité une vive polémique. L'Onu s'était également élevée contre la France en 2018 dans l'affaire du licenciement d'une salariée voilée de la crèche Baby-Loup qui souhaitait porter son voile à l'intérieur de l'établissement.

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