207 armes et 770 kg de munitions: un important arsenal de guerre saisit dans l’Aude

Plus d’une tonne d’armes, dont du matériel de guerre, et un atelier de reconditionnement aux «ramifications internationales» ont été découverts dans la région de Carcassonne (Aude), ont annoncé lundi le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin et le procureur de Marseille.
Sputnik

207 armes, 770 kilogrammes de munitions, 350 chargeurs: au total, plus d'une tonne d'armes ont été saisies dans la région de Carcassonne (Aude), ont déclaré lundi le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin et le procureur de Marseille Xavier Tarabeux.    

Les armes, dont 54 correspondant à du matériel de guerre, dont des Kalachnikov et pistolets mitrailleurs, a détaillé le ministre de l'Action et des Comptes publics Gérald Darmanin dans un communiqué. Plus de 130 armes de catégorie C soumises à déclaration, 770 kilos de munitions, 350 chargeurs ainsi que des casques de vision nocturne ou encore des lunettes de tirs ont été mis au jour. La valeur totale des matériels saisis est estimée à près de 200.000 euros, selon le ministère.

Un atelier de reconditionnement de parties d'armes, importées par le réseau depuis l'étranger, puis reconditionnées et remises en état a également été découvert, écrit l'AFP.

«Les investigations ont permis d'établir des ramifications internationales en Europe et aux Etats-Unis notamment grâce à l'appui des services étrangers partenaires dans le cadre de la coopération douanière internationale», précise le ministère.

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Âgés de 47, 50 et 54 ans, «trois hommes, un responsable de sécurité, un ambulancier et un garagiste chez qui les armes ont été retrouvées», ont été mis en examen dimanche notamment pour «acquisition, détention et cession en réunion de munitions et d'armes de catégories A, B et C» ainsi que pour «association de malfaiteurs», a ajouté auprès de l'AFP le procureur de la République de Marseille.

Deux d'entre eux ont été placés en détention provisoire et le troisième placé sous contrôle judiciaire, a précisé le magistrat.

L'enquête initiée par la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) a été confiée à la police judiciaire de Perpignan co-saisie avec la douane judiciaire de Toulouse sous l'autorité de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille.

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