Emmanuel Macron estime nécessaire de surmonter le «malentendu» avec l'Italie

«Il y a un malentendu qui s'est installé», a constaté ce dimanche Emmanuel Macron en évoquant les relations de son pays avec l'Italie pour la chaîne italienne Rai 1.
Sputnik

Dans une interview à la chaîne de télévision italienne Rai 1 diffusée ce dimanche, le Président de la République a estimé indispensable de surmonter le «malentendu» dans les relations entre Paris et Rome.

«Il y a un malentendu qui s'est installé, les péripéties les plus récentes ne sont à mes yeux pas graves et il faut passer au-delà», a-t-il déclaré dans l'émission Che tempo che fa.

Crise France-Italie: Macron invite le Président italien à Paris «dans les prochains mois»
Les relations entre la France et l'Italie se sont dernièrement détériorées, notamment depuis l'arrivée au pouvoir de la coalition du Mouvement 5 étoiles et de la Ligue en juin 2018, surtout autour des questions migratoires et de la mobilisation des Gilets jaunes.

«Il y a eu des propos excessifs. Il y a des péripéties aujourd'hui. Moi, je pense que ce que nous devons à nos peuples, à notre Histoire et à l'Europe, c'est d'aller au-delà», a souligné Emmanuel Macron.

Il a rappelé dans ce contexte avoir invité son homologue italien Sergio Mattarella à effectuer une visite d'État en France. En outre, Emmanuel Macron a estimé que l'Europe ne pouvait pas «avancer» sans l'Italie.

«Pour moi le dialogue avec l'Italie, le dialogue avec Rome est absolument essentiel», a-t-il noté.

Crise entre Paris et Rome: l'ambassadeur de France repart en Italie
Les tensions dans les relations entre les deux pays sont arrivées à leur apogée au début du mois dernier. Ainsi, la France a rappelé le 7 février son ambassadeur en Italie pour consultations face à «une situation grave» qui, selon la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, «n'a pas de précédent depuis la fin de la guerre». La décision des autorités françaises est survenue le lendemain de la rencontre entre des candidats des Gilets jaunes aux élections européennes et le vice-président des Conseils des ministres italien Luigi Di Maio, que la diplomatie française a qualifiée de «provocation inacceptable».

Le 15 février, la ministre chargée des Affaires européennes, Nathalie Loiseau, a annoncé que l'ambassadeur français allait repartir pour Rome.

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