Washington redoute le rétablissement du contrôle d'Assad sur le nord-est de la Syrie

Les États-Unis s'opposent à ce que le gouvernement de Bachar el-Assad reprenne le contrôle du nord-est de la Syrie, «car il ne contribue pas à la stabilité», a affirmé l'envoyé spécial de Washington pour la Syrie, James Jeffrey, à la Conférence sur la sécurité de Munich.
Sputnik

Washington cherche à éviter que le gouvernement de Bachar el-Assad ne rétablisse son contrôle sur le nord-est du pays, a déclaré à la Conférence de Munich James Jeffrey, représentant spécial des États-Unis pour la Syrie.

«Nos objectifs dans le nord-est [de la Syrie, ndlr] restent inchangés. Ils supposent la préservation de la sécurité dans la région, ce qui signifie que nous ne voulons pas que le régime [appellation donnée par les USA au gouvernement de Bachar el-Assad, ndlr] y retourne, car il ne contribue pas à la stabilité», a-t-il indiqué.

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Dans le même temps, il a fait remarquer que le pays retirait ses troupes terrestres de Syrie, «étant donné que la mission principale de leur introduction — l'aide aux Forces démocratiques syriennes et la victoire sur le groupe terroriste Daech* — est accomplie».

James Jeffrey a ajouté que, malgré le retrait de leurs troupes, les États-Unis poursuivraient la lutte contre Daech* préservant un potentiel aérien et gardant «la capacité à réagir aux menaces qui surgissent en raison de la présence de forces de Daech*».

Se référant au Pentagone, The Washington Post a annoncé vendredi que le secrétariat américain de la Défense prévoyait de mettre en place une zone de sécurité pour protéger les forces kurdes dans le nord-est de la Syrie avec la participation de soldats européens.

Selon le journal, l'idée est que les pays européens y déploient un contingent d'environ 1.500 soldats. Dans ce contexte, les représentants de l'administration américaine à la Conférence de Munich ont invité les pays membres de l'OTAN, notamment l'Allemagne, la France et le Royaume-Uni, à fournir des militaires.

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Le 19 décembre dernier, Donald Trump avait annoncé que les États-Unis avaient écrasé Daech* en Syrie, précisant que la lutte contre le groupe terroriste était la seule raison de la présence militaire américaine dans le pays.

Par la suite, la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Sanders, a annoncé que les États-Unis avaient commencé à retirer leurs troupes de Syrie, tout en soulignant que la victoire sur les djihadistes de Daech* ne signifiait pas la fin de la coalition antiterroriste dirigée par Washington.

*Organisation terroriste interdite en Russie

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