En France, une erreur mène à la libération de prison d’un individu suspecté de meurtre

Un homme soupçonné de meurtre a été libéré de la maison d’arrêt de Villepinte suite à une erreur. En effet, il a été décidé, contrairement aux habitudes, d’envoyer sa demande de prolongation de détention provisoire par courrier, ce qui a pris trop de temps et l’a fait sortir de détention.
Sputnik

Une erreur administrative commise par des employés de la prison de Villepinte lors d'une transmission de courrier a conduit à la libération d'un détenu de 43 ans suspecté de meurtre et ayant une dizaine d'années de prison derrière lui, relate Le Parisien. Les faits se sont déroulés en janvier.

Le suspect relâché est soupçonné d'avoir tabassé à mort, avec deux autres individus, un homme de 45 ans dont le corps a été retrouvé à Tillé en 2017. Suite à une enquête, les trois hommes ont été placés en détention provisoire.

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Ensuite, selon le quotidien se référant à Jean-Baptiste Bladier, le procureur de la République de Senlis, la prison a décidé de transmettre la demande de prolongation de détention provisoire de ce suspect par courrier au lieu d'utiliser internet ou les autres services numériques comme d'habitude. Ainsi, le courrier n'est arrivé que le 11 janvier à Senlis, ce qui est beaucoup trop tard, et le suspect a été libéré dans la foulée le 25 janvier suite à une décision de justice indiquant que sa détention était «irrégulière».

«Nous souhaitions fortement qu'il reste en prison. Cet homme n'était pas en détention pour un petit délit, cette erreur est préoccupante», a lancé Jean-Baptiste Bladier cité par Le Parisien.

Le quotidien fait aussi savoir que la mère de la victime, qui est affectée par la perte de son fils, espère que le suspect restera à la disposition de la justice.

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