«Il n’y a rien de malveillant»: Bilal Hassani répond aux accusations d’un sénateur LR

La vidéo le montrant chanter «Attentats par-ci, attentats par-là» a été sortie de son contexte, a déclaré Bilal Hassani au Parisien. Il déclare n’y voir «rien de malveillant».
Sputnik

Dans une interview accordée dimanche au journal Le Parisien, le candidat français à l'Eurovision 2019, Bilal Hassani, s'est prononcé sur la vidéo qui le montre chantant «Attentats par-ci, attentats par-là». Une vidéo qui a poussé le sénateur Les Républicains Henri Leroy à s'adresser au jury du concours afin de demander que le jeune chanteur soit écarté de la compétition.

Ce dernier a expliqué que la vidéo en question a été faite après la finale de la Coupe du monde et qu'il s'agit d'une parodie d'une autre vidéo «virale».

«Cette vidéo est liée à la finale de la Coupe du monde, c'était un moment fou pour nous tous. Un type dans la rue hyper content a été filmé après la victoire de la France […] Sa vidéo a tourné partout sur Twitter, elle est devenue virale. Les gens l'ont reprise en chansons, elle a inspiré des chorégraphies. Et j'en ai fait une aussi avec mes potes. Il n'y a rien de malveillant», a-t-il précisé.

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Selon lui, aujourd'hui, cette vidéo est sortie de son contexte.

«Aujourd'hui, on sort la vidéo de son contexte, on la réinvente pour essayer de faire croire que je suis pro attentat», a-t-il ajouté.

Il a réitéré que ce n'était pas lui qui avait posté un tweet accusant Israël de crimes contre l'humanité lequel avait été retrouvé par la chaîne de télévision i24News.

«À cette époque, j'allais sur Twitter une fois tous les six mois et je ne savais pas ce qu'il y avait sur mon compte. Je n'avais aucune idée de la situation géopolitique dans le monde», a-t-il expliqué.

Le chanteur a également demandé aux «haineux» de le laisser tranquille.

«Lâchez-moi, laissez-moi tranquille, laissez-moi vivre s'il vous plaît. Je suis un être humain comme un autre, et, eux, me prennent pour un objet… leur punching ball», a-t-il conclu.

Le sénateur Les Républicains Henri Leroy a publié le 2 février sur son compte Twitter la lettre qu'il a adressée au jury de l'Eurovision en demandant que le candidat français soit écarté du concours. Selon lui, Billal Hassani est «un bien triste exemple pour notre jeunesse» qui «incite à la banalisation du terrorisme».

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