Vers une suppression des allocations pour les parents d’élèves violents?

La vague de violence médiatisée à l’école et la fronde des professeurs sur les réseaux sociaux pourraient avoir des suites législatives. Le ministre de l’Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, étudie la possibilité de priver d’allocations les familles dont les enfants ont commis des actes de violence à l’école.
Sputnik

Les familles d'élèves responsables de violences scolaires pourraient être partiellement privées d'allocations. D'après Le Parisien, le gouvernement a lancé un projet de loi portant sur des mesures visant à sanctionner les parents d'enfants violents. Le ministre de l'Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a proposé quelques pistes contre les violences scolaires la semaine dernière.

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Le groupe de travail a commencé à élaborer ce plan d'action suite à une agression avec une arme factice contre une enseignante dans le lycée Édouard Branly de Créteil en octobre 2018. L'une des propositions concerne la nécessité de signaler tous les cas de violence auprès de l'inspection académique qui serait chargée de demander à la Caisse d'allocations familiales de cesser les versements.

En cas de dégradation matérielle, le montant des dommages effectués serait équivalent à la sanction appliquée. Les familles seront averties avant toute suspension d'allocations.

«Si un ado fait des dégradations sur les murs d'un collège, il est normal qu'il soit sanctionné et qu'il répare. Si cette dégradation est coûteuse et grave, c'est a minima le mécanisme d'assurance de la famille. Mais la famille doit être responsabilisée. On ne peut pas faire comme si de rien était» a déclaré le ministre lors de son interview accordée à Europe 1 le mois dernier.

Cependant, selon les propos de Jean-Michel Blanquer, chaque cas de violence doit être examiné: «Ce n'est pas la même chose si vous avez une mère seule avec quatre enfants et qui n'arrive pas à s'y prendre (…) C'est autre chose si vous avez un clan familial qui encourage l'élève à faire n'importe quoi».

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Un lycéen avait pointé une arme sur sa professeur pendant une leçon pour qu'elle le note présent alors que son camarade s'amusait à faire des doigts d'honneur en octobre 2018. Filmée dans le lycée Édouard Branly de Créteil, la vidéo a été partagée sur les réseaux sociaux, suscitant une indignation générale des Français. Ensuite, des fonctionnaires de l'Éducation nationale française ont décidé de rompre le silence et ont partagé sous le hashtag #pasdevague leurs propres témoignages sur les situations où ils avaient été l'objet d'actions malveillantes de la part de certains de leurs élèves ou des parents de ces derniers.

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