Ayant profité des «péages gratuits» des Gilets jaunes, les Français vont devoir payer

La société Vinci autoroutes envisage d’envoyer des factures aux automobilistes qui ont profité du passage gratuit aux péages grâce aux mobilisations des Gilets jaunes.
Sputnik

Les automobilistes, qui ont bénéficié des «péages gratuits» lors des manifestations des Gilets jaunes, seront priés par le groupe Vinci autoroutes de payer leurs passages, selon France Info et Le Dauphine.

D'après les informations de ces deux médias, la société envisage d'identifier, par le biais des caméras de vidéosurveillance, les voitures passées gratuitement aux péages et d'envoyer à leurs propriétaires une note leurs demandant de s'acquitter des droits de passage. Vinci a d'ailleurs déclaré qu'il ne s'agissait que d'une simple «procédure de régularisation» et non d'une pénalité.

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Contacté par Sputnik, Vinci n'a pour le moment pas confirmé l'information sur l'éventuel envoi de cette note. Le groupe a également indiqué qu'il n'avait pas encore chiffré le nombre de véhicules concernés ou les pertes engendrées car «la crise n'est pas encore finie, on ne peut pas estimer».

Dans le cadre de leurs manifestations, les Gilets jaunes ont procédé à des opérations "péages gratuits" consistant à relever les barrières des péages de certaines autoroutes payantes pour laisser passer gratuitement les automobilistes.

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Face à l'augmentation des prix du carburant, qui frappe surtout le diesel, de nombreux Français sont descendus dans les rues depuis le 17 novembre 2018. La vague de mécontentement se poursuit, notamment en Belgique. En France, les mobilisations des Gilets jaunes ont régulièrement dégénéré en affrontements entre manifestants les forces de l'ordre, affrontements marqués par de nombreuses scènes de pillages, des incendies, des interpellations et des violences extrêmes.

Selon le dernier bilan, le ministère de l'Intérieur faisait état de 66.000 manifestants le samedi 15 décembre dans toute la France vers 19h00, dont 4.000 au plus fort de la journée à Paris. Ces chiffres, en baisse comparativement à la semaine dernière, alors que plus d'un policier était mobilisé pour chaque manifestant, n'ont pas tardé à faire polémique.

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