L’ambassadeur serbe à Moscou met en garde contre la création de l’armée kosovare

L'ambassadeur serbe en Russie a qualifié d'«absurdité politique et morale» la décision du parlement du Kosovo de créer une armée nationale adoptée plus tôt dans la journée.
Sputnik

La décision sur la création d'une armée nationale au Kosovo est un coup dangereux porté à la stabilité et à la sécurité des Balkans, a déclaré l'ambassadeur serbe en Russie Slavenko Terzic.

«Il s'agit d'un coup sérieux et dangereux porté à la stabilité et à la sécurité de l'ensemble de la région des Balkans. La soi-disant armée du Kosovo succède à l'organisation terroriste séparatiste qu'est la dénommée Armée de libération du Kosovo (UÇK), qui effectuait des nettoyages ethniques parmi les Serbes et le reste de la population non albanaise», a déclaré le diplomate.

La mission de l’Otan au Kosovo est-elle vraiment neutre?
Les députés du parlement de la république autoproclamée du Kosovo ont voté en faveur de la création d'une armée nationale. En vertu de la loi en question, la force de sécurité du Kosovo (KSF) sera chargée d'«assurer l'intégrité terroriale du pays», «de protéger la propriété et les intérêts de la république», «d'apporter un soutien militaire aux autorités civiles en cas de catastrophe, et de participer à des opérations internationales».

Aujourd'hui forts de 2.500 membres, les effectifs de la KSF doivent en outre passer à 5.000, plus environ 3.000 réservistes. Le vote de vendredi a été immédiatement salué par les États-Unis, alors que le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg a regretté la décision de Pristina.

Kosovo: l’Occident réclame que la Serbie cesse d’«irriter les Albanais»
Le parlement kosovar avait unilatéralement proclamé l'indépendance de la région vis-à-vis de Belgrade en février 2008. À l'heure actuelle, 105 pays reconnaissent le Kosovo, alors que Pristina affirme qu'il y en a 117.

Plus de 60 pays, à savoir la Chine, l'Inde, Israël, la Russie et cinq pays membres de l'UE, ne reconnaissent pas le Kosovo en tant qu'État souverain.

Discuter