Violences policières: Castaner invite les journalistes blessés à porter plainte

Suite à la déclaration des quatre syndicats de journalistes selon laquelle il y a eu de «nombreux blessés parmi les journalistes de terrain, reporters et photographes» couvrant les manifestations des Gilets jaunes le 8 décembre à cause des «dérapages inadmissibles» de la police, le ministère de l’Intérieur a appelé les victimes à porter plainte.
Sputnik

Le ministère français de l'Intérieur a invité le 11 décembre, dans un communiqué, les journalistes qui ont été victimes de violences policières en marge des manifestations des Gilets jaunes samedi 8 décembre à porter plainte.

«Mouvement de mécontentement général»: la géographie des Gilets jaunes s’élargit
«Si des journalistes ont eu à souffrir de l'emploi de la force par des unités de police ou de gendarmerie, il [Christophe Castaner, ndlr] invite ceux-ci à déposer plainte au plus vite ou à procéder à un signalement sur la plateforme internet de l'inspection générale de la police nationale», lit-on dans ce document.

«Ces plaintes et signalements seront traités avec la plus grande célérité», assure ce communiqué.

Quatre syndicats de journalistes, le SNJ, le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes et le SGJ-FO, ont signalé le 10 décembre dans un communiqué commun de «nombreux blessés parmi les journalistes de terrain, reporters et photographes» ayant couvert l'acte IV des Gilets jaunes et dénoncent «les dérapages inadmissibles des forces de police, notamment à Paris».

En France, après une première manifestation qui s'est déroulée le 17 novembre, les Gilets jaunes ont organisé le quatrième acte de leur mobilisation le samedi 8 décembre.
Près de 136.000 personnes ont participé à cet acte IV en France, soit un nombre pratiquement équivalent à celui du 1er décembre, selon des chiffres du gouvernement. Au total, quelque 2.000 personnes ont été interpellées le 8 décembre.

Discuter