Le Pentagone renforce son groupe aéronaval dans le golfe Persique

Les opérations syriennes soutenues par la Russie contre les vestiges des bandes armées terroristes en Syrie s'accompagnent d'une instense activité des USA, d'Israël et d'autres pays de la coalition dans la région, selon Nezavissimaïa gazeta.
Sputnik

Samedi, le Premier ministre israélien s'est entretenu par téléphone avec Vladimir Poutine. L'opération «Bouclier du Nord» menée par Tel-Aviv le long de la ligne séparant Israël et le Liban, dont les détails ont été évoqués par les deux dirigeants, affecte évidemment la Syrie, écrit le quotidien Nezavissimaïa gazeta

En début de semaine, le service de presse de l'armée israélienne a déclaré que Tsahal lançait l'opération «Bouclier du Nord» pour détruire toutes les positions renforcées du Hezbollah. Israël compterait manifestement détruire également les unités chiites sur tous les sites de l'armée syrienne où elles sont déployées.

Les relations avec l'Iran sont importantes pour Moscou. Mais il est peu probable que les autorités russes soutiennent jusqu'au bout ses activités en Méditerranée et en Syrie, suppose le journal. Dans le contexte des sanctions sévères des USA et d'autres pays occidentaux, Moscou n'a aucune raison de dégrader ses relations avec Israël. C'est la raison pour laquelle, selon le Kremlin, Vladimir Poutine a noté la nécessité d'améliorer la coopération militaire russo-israélienne lors de son entretien avec le Premier ministre israélien.

«Une telle interaction entre Moscou et Tel-Aviv ne contribuera certainement pas au lancement de nouvelles frappes aériennes d'Israël contre les sites de l'armée syrienne et de leurs alliés chiites. Mais il se pourrait que Tsahal tienne informé le ministère russe de la Défense de ses plans sur le territoire syrien afin de ne pas nuire aux militaires russes sur place. Dans le même temps, Israël continuera de soutenir les actions américaines contre l'Iran et ses alliés au niveau diplomatique et des services de renseignement», explique le colonel Chamil Gareev, expert militaire russe.

Samedi, un groupe aéronaval américain autour du porte-avions USS John C. Stennis est arrivé au Moyen-Orient. «Le porte-avions a été déployé dans la zone de responsabilité de la 5e flotte opérationnelle, qui couvre la mer d'Arabie et le golfe Persique», a annoncé la marine américaine. Dans cette même région se trouve également un groupe de débarquement amphibie d'attaque de la marine américaine avec le porte-avions universel de débarquement USS Essex, qui embarque des chasseurs-bombardiers polyvalents de 5e génération F-35. A bord des navires de débarquement américains se trouve également un bataillon expéditionnaire d'infanterie de marine de 2.000 hommes.

Les médias occidentaux ne cachent pas que le renforcement de la présence militaire américaine est nécessaire pour «montrer sa force à l'Iran» et, probablement aussi, «limiter les exportations pétrolières de ce pays». Le Président iranien Rohani a récemment déclaré que Téhéran bloquerait les livraisons via le golfe Persique si les États-Unis tentaient de bloquer les exportations iraniennes d'hydrocarbures. Le général Hossein Salami, qui commande le Corps des gardiens de la révolution islamique, a rappelé les caractéristiques performantes des nouveaux missiles iraniens qui «ont privé les porte-avions américains de tout avantage au Moyen-Orient».

Les opinions exprimées dans ce contenu n'engagent que la responsabilité de l'auteur de l'article repris d'un média russe et traduit dans son intégralité en français.

Discuter