Nicolas Sarkozy demande aux Français de «donner du temps» à Emmanuel Macron

Dans une interview accordée à l'hebdomadaire Le Point, Nicolas Sarkozy a demandé aux Français de donner du temps à Emmanuel Macron, a rappelé qu'«on ne discute pas avec l'extrémisme islamiste», a dit admirer Angela Merkel et a vivement critiqué Donald Trump.
Sputnik

L'ancien Président de la République a évoqué lors d'un entretien avec Le Point le sujet du pouvoir et les actions d'Emmanuel Macron.

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«Je sais combien il est difficile de satisfaire toutes les attentes nées d'une élection. Je m'abstiendrai donc de le critiquer. J'observe d'ailleurs qu'en matière de critiques il semble servi… Et c'est si facile de détruire», a-t-il constaté.

Il a appelé dans ce contexte à s'armer de patience, admettant que lui-même avait «commis des erreurs».

«Donnons-lui le temps. Les Français s'exprimeront lors des prochaines échéances électorales», a-t-il noté.

Nicolas Sarkozy s'est prononcé aussi sur le fléau mondial de l'extrémisme.

«On ne discute pas avec l'extrémisme islamiste, on le combat», a-t-il souligné, estimant dans le même temps que «nous sommes encore trop naïfs et trop faibles».

Abordant le dossier de la politique étrangère, il a parlé de certaines personnalités. Ainsi, il a dit admirer «beaucoup» Angela Merkel qui a «géré le pouvoir très efficacement».

«Qu'elle ait été capable de remporter les élections à quatre reprises consécutivement, c'est remarquable», a-t-il noté.

Quant au Président américain, Nicolas Sarkozy estime que Donald Trump «gère les États-Unis sans principes, sans doctrine, sans limite, sans mémoire».

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Battu par François Hollande en 2012, Nicolas Sarkozy est revenu en politique en 2014, briguant la présidence de l'UMP rebaptisée Les Républicains, avant d'échouer en 2016 au premier tour de la primaire de la droite face à François Fillon et Alain Juppé.

Cet entretien intervient alors que la cour d'appel de Paris a confirmé son renvoi devant un tribunal pour les dérapages financiers de sa campagne de 2012. Nicolas Sarkozy est également mis en examen depuis mars 2018 pour «corruption passive, financement illégal de campagne électorale et recel de fonds publics libyens» dans le cadre de la campagne présidentielle de 2007.

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