L’ex-Président tunisien a balayé d’un revers de main l’aide de l’Algérie à son pays

Dans un entretien télévisé ce dimanche 18 novembre, l’ancien Président tunisien Moncef Marzouki a évoqué l’aide économique et militaire que Doha et Ankara ont apportée à son pays lors de la période de transition et a omis de citer celle de l’Algérie faisant ainsi réagir la presse.
Sputnik

Dans les moments difficiles sur tous les plans qu'a connus la Tunisie durant la délicate phase de transition ayant suivi la chute de Zine el-Abidine Ben Ali en 2011, les seuls pays amis ayant mis la main à la poche pour aider ce pays sur les plans économique et militaire sont le Qatar et la Turquie, a déclaré le 18 novembre à la chaîne de télévision britannique BBC Arabic l'ancien Président Tunisien Moncef Marzouki, faisant ainsi réagir certains journaux algériens qui évoquent une ingratitude de sa part à l'égard de l'Algérie, qui a aidé deux fois financièrement son pays, alors qu'elle était pour la seconde elle-même en crise financière.

«Durant la difficile période de transition, nous n'avons trouvé, et je le dis en toute clarté et confiance en soi car j'avais les dossiers, de soutien économique que de la part du Qatar et de soutien militaire que de la part de la Turquie, qui nous a donné les armes pour lutter contre les terroristes, donc il était naturel que je remercie ces deux pays», a déclaré l'ancien chef de l'État tunisien, qui a présidé aux destinées du pays de décembre 2011 à décembre 2014.

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Or, le 3 mai 2014, alors que son pays était en très mauvaise passe sur le plan financier, l'ancien Premier ministre tunisien Mehdi Jomaa s'est rendu à Alger, sur invitation de l'ex-Premier ministre du pays Abdelmalek Sellal, d'où il est reparti avec un chèque de 500 millions de dollars suite à la signature de deux accords, selon l'Algérie Presse Service (APS). À ce moment-là, l'Algérie elle-même commençait à rentrer dans une nouvelle crise financière à cause de la chute des prix du pétrole, a rappelé Algerie patriotique le 19 novembre.

En 2011, Alger est également venu à l'aide de Tunis en lui accordant une aide de 100 millions de dollars. Cette dernière est constituée de 50 millions de dollars mis à la disposition de la Banque centrale tunisienne sans intérêts, de 40 millions de dollars sous forme de prêt à taux bonifié de 1% et, enfin, d'un don de 10 millions de dollars.

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