Homme d’hier et d’aujourd’hui: anomalies de développement chez nos ancêtres du Pléistocène

Après avoir examiné les restes d’hommes du Pléistocène, des chercheurs ont constaté qu’ils souffraient d’une multitude d’anomalies de développement du squelette qu’on ne rencontre jamais ou rarement de nos jours. Les premières hypothèses sur la cause de ces malformations ont déjà été formulées.
Sputnik

Des anthropologues de l'Université de Washington, aux États-Unis, ont constaté des anomalies du développement chez de nombreux hommes du Pléistocène, append-on d’une étude publiée sur Phys.org.

Après avoir étudié les restes de spécimens ayant vécu au cours de l’époque en question (qui a débuté il y a 2,6 millions d'années pour s’achever il y a 11 700 ans), les scientifiques ont découvert des caractéristiques inhabituelles du développement de leurs squelettes. En particulier, dans de nombreux sites entre la Chine et la République tchèque actuelles, ont été retrouvés des fémurs à courbure inhabituelle, le crâne d'un nourrisson gonflé (dans la grotte de Qafzeh, en Israël) et l'humérus droit courbé d'un homme de Ligurie (Italie).

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Prenant en compte ces résultats, le chercheur Erik Trinkaus a calculé la fréquence des pathologies du squelette chez ces ancêtres de l’homme moderne et a comparé les données obtenues avec le nombre d’anomalies constatées chez nos contemporains. La conclusion? Environ deux tiers des pathologies mises en évidence chez les hommes du Pléistocène ne se retrouvent aujourd’hui que chez moins d'un pour cent des humains. En outre, une dizaine de pathologies n’a jamais été observée dans la pratique médicale moderne.

Erik Trinkaus estime que les pathologies en question auraient été causées  par le croisement consanguin généralisé. 

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