Raqqa, l'ancienne «capitale» de Daech, en proie à l'anarchie totale?

Les habitants de la ville syrienne de Raqqa contrôlée par la coalition dirigée par les États-Unis continuent d'être privés d'alimentation en électricité et en eau potable et de soins médicaux, selon le porte-parole du ministère russe de la Défense.
Sputnik

L'ancienne «capitale » de Daech*, la ville syrienne de Raqqa, continue de vivre une catastrophe humanitaire et sombre dans l'anarchie totale, a déclaré ce mercredi aux journalistes le porte-parole du ministère russe de la Défense, le général Igor Konachenkov.

Raqqa: les décombres sont une immense fosse commune où gisent des centaines de corps

«La tragédie de la ville syrienne de Raqqa est connue du monde entier. Une année s'est déjà écoulée depuis le moment où cette ville a été rayée de la carte par les frappes de la coalition», a indiqué le général.

Selon lui, des milliers de cadavres gisent en état de décomposition sous les ruines des bâtiments, contaminant les eaux souterraines. La ville est privée d'électricité, son système de canalisations ne fonctionne pas, les mines laissées par les terroristes ne sont pas désamorcées, ses magasins, hôpitaux et pharmacies restent fermés.

«Il est impossible de rejoindre Raqqa par aucune route civilisée (…) Dans cette ville, tout comme dans les autres régions contrôlées par la coalition, règnent l'anarchie, la faim et la désolation, ce qui constitue un milieu favorable pour la reprise de l'activité de groupes terroristes », a souligné le général russe.

La situation sanitaire dans la ville syrienne de Raqqa, détruite à 70% par les bombardements de la coalition menée par les États-Unis, est catastrophique, des cas de dysenterie et même de choléra étant enregistrés, faute d'accès à de l'eau potable.

*Organisation terroriste interdite en Russie

Discuter