Suite à l’affaire Khashoggi, Washington détaille sa position sur la guerre au Yémen

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a demandé mardi soir à la coalition menée par l'Arabie saoudite de stopper ses bombardements au Yémen.
Sputnik

Les Etats-Unis ont appelé mardi à la fin de la guerre au Yémen, demandant notamment que cessent les frappes aériennes de la coalition menée par l'Arabie saoudite, relatent les médias américains.

L’affaire Khashoggi sera-t-elle la pomme de discorde entre Riyad et Ankara?
Ces déclarations interviennent alors que la question des ventes d'armes à l'Arabie saoudite a été largement débattue à la suite du meurtre du journaliste et dissident saoudien Jamal Khashoggi le 2 octobre dernier dans l'enceinte du consulat saoudien à Istanbul.

Une coalition régionale conduite par l'Arabie saoudite est engagée depuis plus de trois ans et demi dans une guerre contre les Houthis qui a fait plus de 10.000 morts, déplacé plus de trois millions de personnes et plongé le Yémen dans une crise humanitaire.

Washington fournit une aide logistique à la coalition et ravitaille en carburant les avions de combat saoudiens. Mike Pompeo avait déclaré en septembre avoir certifié devant le Congrès américain que la coalition menée par Riyad veillait à réduire les pertes civiles au Yémen.

Quelles répercussions du meurtre de Jamal Khashoggi sur le dossier syrien?
L'émissaire spécial de l'Onu pour le Yémen, Martin Griffiths, avait déclaré en octobre que les Nations unies espéraient reprendre d'ici le mois de novembre les consultations auprès des deux camps.

Le secrétaire américain de la Défense, Jim Mattis, a lui aussi apporté son soutien à l'initiative de l'Onu.

Toutes les parties doivent prendre des mesures significatives en faveur d'un cessez-le-feu et de la tenue de négociations dans les 30 prochains jours, a-t-il dit devant un forum réuni mardi à Washington.

«Il faut trouver une issue pacifique au conflit. Nous ne pouvons pas dire que nous le ferons à un certain moment dans l'avenir. Nous devons le faire dans les 30 prochains jours», a déclaré Jim Mattis.

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