Le personnel des hôpitaux psychiatriques dénonce un manque de moyens «inadmissible»

Alors qu’une personne sur trois aura une maladie mentale au cours de sa vie, les hôpitaux psychiatriques dénoncent depuis des mois un manque de moyens humains et matériels dans tout le pays. Le 26 octobre, le personnel des hôpitaux psychiatriques de Paris a de nouveau alerté sur la précarité de la psychiatrie en France. Vidéo.
Sputnik

Un nouveau cri d'alerte est venu du personnel de la santé le 26 octobre. Il a cette fois été poussé par le personnel des hôpitaux psychiatriques de Paris, qui dénoncent les regroupements de services entrainant des suppressions de lits, les mauvaises conditions d'accueil des patients mais également la réduction des congés et des effectifs alors que d'après l'OMS, près d'une personne sur trois serait touchée par une maladie mentale au cours de sa vie.

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Cet appel fait suite à de nombreux mouvements de grève dans plusieurs établissements aux quatre coins de la métropole depuis le mois de mai, lorsque le personnel de l'hôpital du Rouvray, près de Rouen, avait entamé une grève de la faim pour dénoncer le manque de personnel.

«C'est quand même inadmissible que, dans les hôpitaux, le matériel ne soit pas remplacé», s'insurge Amandine, aide-soignante en hôpital psychiatrique à Paris.

Le mois suivant, c'est au Havre et à Amiens que la grève a repris pour dénoncer des conditions de travail déplorables en Normandie et un manque cruel de moyens en Picardie. Puis, en septembre, plus d'une centaine d'employés des trois hôpitaux psychiatriques de Paris se sont eux aussi mis en grève pour dénoncer une baisse de leurs RTT tandis qu'à Auch, dans le Sud du pays, les employés ont dénoncé un manque de moyens humains et matériels.

Dans la capitale, les soignants dénoncent, en plus du manque de moyens et de l'augmentation du temps de travail, la fusion des trois grands établissements psychiatriques: Maison blanche, Sainte Anne et Perray-Vaucluse.

La colère ne faiblit pas dans le milieu hospitalier malgré l'annonce du plan santé d'Emmanuel Macron, un plan qui n'a, selon le personnel gréviste d'Auch qui s'exprimait au micro de France 3 Occitanie «rien pour la psychiatrie».

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