La mort programmée de l’univers, c’est pour quand? Des chercheurs nippons répondent

Bien que notre planète risque de s’autodétruire vu notre attitude irresponsable envers l’environnement, notre univers lui-même existera encore au moins 140 milliards d’années, selon une équipe de recherche internationale.
Sputnik

Des astrophysiciens, y compris des scientifiques de l'Université de Tokyo et de l'Observatoire astronomique national du Japon, ont étudié environ 10 millions de galaxies et analysé l'impact éventuel de l'énergie noire pour évaluer l'espérance de vie notre univers, relate le quotidien japonais The Asahi Shimbun.

Des traces d'oxygène à une distance pharamineuse détectées dans l'Univers
Selon une théorie largement répandue, l'univers n'a de cesse de se répandre depuis sa naissance suite au Big Bang survenu il y a environ 13,8 milliards d'années. Concernant la cause de cette expansion continue, les partisans de cette théorie désignent l'énergie noire et la matière noire, constituant selon eux 95% de notre univers. Ainsi, expliquent-ils, l'univers finira par être submergée par l'énergie noire et par conséquent subira une telle expansion que le tout sera anéanti, des étoiles aux atomes.

Pour vérifier cette théorie, l'équipe a observé plus de 10 millions de galaxies avec la visionneuse HSC (Hyper Suprime-Cam), une caméra à très haute résolution conçue sur mesure pour le télescope Subaru à Hawaii. Les chercheurs ont également étudié l'impact de la lentille gravitationnel, la réfraction de la lumière distante causée par la gravité d'une galaxie et/ou par la matière noire.

Fin de l’Univers: un nouveau scénario met en scène une boule d’énergie négative
Après avoir analysé ces données, les scientifiques sont parvenus à la conclusion que les évaluations précédentes avaient surestimé le taux d'augmentation de l'énergie noire. Par conséquent, l'univers sera d'après eux en sécurité pendant environ 140 milliards d'années à venir, soit environ 10 fois plus longtemps que son âge actuel.

«Nous envisageons d'étudier de nombreuses autres galaxies en vue d'anticiper ce qui pourrait se produire à la fin de l'univers», a conclu Chiaki Hikage, professeur adjoint de cosmologie à l'Université de Tokyo.

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