Le Pentagone réagit aux accusations sur son implication dans des tests sur les humains

La Défense américaine a démenti les allégations de l’ex-ministre géorgien de la Sécurité d’État, selon lesquelles Washington avait testé des armes biologiques sur des humains dans le Centre Lugar, près de Tbilisi. Comment alors expliquer la mort opaque de dizaines de patients de ce laboratoire?
Sputnik

Les déclarations de l'ancien ministre géorgien de la Sécurité d'État, Igor Giorgadze, qui a accusé Washington de tester des armes biologiques sur des humains en Géorgie, ont été qualifiées d'«absurdes» par Eric Pahon, porte-parole du Pentagone.

«Ces accusations sont absurdes […] Les États-Unis ne développent pas d'armes chimiques dans le Centre Lugar. De plus, il ne s'agit pas d'un établissement américain», a-t-il lancé vendredi.

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Selon lui, la mission de ce laboratoire consiste à «protéger les citoyens des menaces biologiques» et à «détecter des maladies infectieuses».

Plus tôt, Igor Guiorgadze avait déclaré lors d'une conférence de presse à Moscou que le Centre pour la santé publique Richard G. Lugar, situé près de Tbilisi et financé par les États-Unis, aurait organisé des expériences liées à l'hépatite C. Il avait indiqué que 30 personnes y étaient mortes en décembre 2015 et 43 autres en avril et en août 2016. D'après les documents officiels, la cause de leur mort n'avait pas été identifiée.

Suite à ces accusations, Moscou a demandé vendredi à Washington de fournir des informations sur cet établissement. La Défense russe entend étudier les documents cités par M. Guiorgadze.

Le Centre Lugar a été ouvert en 2011 sous les auspices du Centre national géorgien pour le contrôle des maladies et la santé publique.

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