Les mesures que prendra Londres si les suspects de l’affaire Skripal quittent le sol russe

L’entretien dans lequel les deux hommes désignés par Londres comme les principaux suspects de l’affaire Skripal ont rejeté toutes les accusations les visant semble n’avoir eu aucun effet sur les autorités britanniques. Le bureau de Theresa May a indiqué à Sputnik qu’ils seront interpellés dès qu’ils quitteront la Russie.
Sputnik

Le Royaume-Uni fera tout pour qu’Alexandre Petrov et Rouslan Bochirov, citoyens russes désignés par Londres comme les deux principaux suspects de l'affaire Skripal, comparaissent devant la justice, s’ils quittent un jour le sol russe, a appris l’agence Sputnik auprès d’un représentant du bureau de la Première ministre britannique Theresa May.

Prié de commenter l’entretien accordé par les deux hommes à la rédactrice en chef de Sputnik et de la chaîne RT, il a expliqué:

«La police a très clairement présenté des preuves contre ces deux personnes, elles sont recherchées et nous avons pris toutes les mesures pour qu'elles soient arrêtées et traduites en justice au Royaume-Uni, si jamais elles quittaient la Russie», a-t-il déclaré, qualifiant les propos tenus par MM. Bochirov et Petrov de mensongers.

Rappelons que plus tôt dans la journée de jeudi, les deux suspects désignés par les autorités britanniques ont accordé un entretien à la chaîne RT dans lequel ils ont rejeté toutes les accusations portées contre eux. Le 5 septembre dernier, la police britannique a lancé un mandat d'arrêt contre deux ressortissants russes.

Les suspects de l’affaire Skripal se confient sur leurs peurs
L'ex-agent double russe Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été empoisonnés en mars à Salisbury. Ils ont été retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, avait accusé la Russie d'être derrière leur empoisonnement. 

La Russie a toujours démenti les allégations de Londres. Début avril, les chercheurs du laboratoire britannique de Porton Down avaient reconnu ne pas être en mesure d'établir le pays d'où provenait l'agent innervant utilisé dans la tentative d'assassinat. Le gouvernement russe a à plusieurs reprises demandé à Londres de lui permettre de participer à cette enquête.   

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