Berlin pourrait se joindre aux frappes en Syrie: mise en garde du Bundestag

L'Allemagne ne doit pas prendre part à d'éventuelles frappes de l'alliance entre les États-Unis, la France et le Royaume-Uni contre les forces gouvernementales syriennes parce que cela «provoquerait une nouvelle escalade dangereuse» des tensions en Syrie, a déclaré à Sputnik la députée du parti Die Linke au Bundestag Heike Hänsel.
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La participation de l'Allemagne à l'opération militaire en Syrie déboucherait sur une escalade des tensions dans ce pays qui est déchiré par la guerre et qui tente de s'engager dans la voie du règlement du conflit, a déclaré lors d'une interview accordée à Sputnik la députée du parti Die Linke au Bundestag Heike Hänsel.

«Si la Bundeswehr se joint aux frappes militaires en Syrie, cela provoquerait une nouvelle escalade dangereuse [des tensions, ndlr], a-t-elle affirmé […] Ce serait une violation des principes du droit international par les membres de l'Otan parce qu'il n'y a pas de mandat de l'Onu. L'Allemagne ne doit pas y prendre part.»

Berlin pourrait se joindre aux frappes de Washington, Londres et Paris en Syrie
Heike Hänsel a également critiqué la position des pays occidentaux au sujet des cas relatifs à l'emploi de l'arme chimique en Syrie et a mis en relief l'absence de preuves suffisantes pour accuser le gouvernement syrien d'avoir eu recours à l'arme chimique dans la ville de Douma en avril dernier. Elle a rappelé que même l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) n'avait pas réussi à établir les responsabilités dans l'attaque de Douma.

Se référant à des sources au sein du ministère allemand de la Défense, Bild a annoncé dimanche que celui-ci étudiait la possibilité de recourir à ses chasseurs-bombardiers Tornado pour d'éventuelles opérations militaires contre l'armée du Président syrien Bachar el-Assad.

Selon le journal, la ministre de la Défense, Ursula von der Leyen, a donné l'ordre d'étudier la question de la participation du pays à d'éventuelles frappes de l'alliance que forment les États-Unis, la France et le Royaume-Uni contre les forces gouvernementales syriennes en cas d'utilisation de l'arme chimique dans le gouvernorat d'Idlib, bien que la chancelière allemande Angela Merkel ait précédemment exclu à plusieurs reprises toute possibilité de participation du pays aux opérations militaires en Syrie.

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