John Bolton aurait averti d’une éventuelle frappe américaine en Syrie

Les États-Unis ont averti la Russie qu’ils frapperaient en Syrie contre les forces gouvernementales, si Damas utilisait des armes chimiques, selon Bloomberg.
Sputnik

Le conseiller du Président américain à la sécurité nationale, John Bolton, a déclaré à son homologue russe Nikolaï Patrouchev que Washington était prêt à user de la force contre les troupes gouvernementales syriennes si Damas utilisait des armes chimiques, a annoncé Bloomberg en se référant à ses sources.

Quatre personnes au courant des discussions ont fait savoir à l'agence que John Bolton avait fait cette déclaration le jeudi 23 août lors de sa rencontre à Genève avec le secrétaire du Conseil de sécurité russe Nikolaï Patrouchev.

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Selon les sources de l'agence, Washington affirme posséder des informations d'après lesquelles l'armée syrienne pourrait utiliser des armes chimiques au cours des opérations de libération des territoires encore contrôlés par les terroristes, et que les États-Unis sont prêts à «répondre par des actions militaires plus violentes» qu'auparavant.

À la veille de sa rencontre avec Nikolaï Patrouchev, John Bolton a déclaré aux journalistes que les États-Unis avaient des informations «sur les plans du régime syrien de reprendre l'offensive militaire dans la province d'Idlib», et que Washington «réagirait avec force» si «Damas utilisait des armes chimiques».

À Genève, MM. Bolton et Patrouchev ont évoqué les problèmes clés de l'ordre du jour international, notamment la Syrie et l'Iran, ainsi que le contrôle des armements nucléaires. Selon le chef du Conseil de sécurité russe, les parties n'ont pas signé de déclaration finale à cause de la position des États-Unis qui voulaient mentionner dans le document «l'ingérence» russe dans les élections américaines.

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