Sanctions US: l’Iran impatient de retirer 300 M d’euros en liquide d’Allemagne

Après le retrait des États-Unis de l’accord sur le programme nucléaire iranien et la mise en place de sanctions US contre les entreprises européennes présentes en Iran, Téhéran aurait annoncé aux banques allemandes son intention de retirer 300 millions d’euros en liquide. Cette demande serait actuellement examinée par les autorités allemandes.
Sputnik

Les autorités allemandes examineraient une requête de Téhéran concernant le transfert par des banques allemandes de 300 millions d'euros en espèces vers l'Iran, annonce Bild ce lundi en citant plusieurs hauts fonctionnaires allemands.

Netanyahu promet d'être intransigeant sur l'Iran face à Poutine
Selon le journal, Téhéran veut retirer les fonds de l'Europäisch-Iranische Handelsbank AG en raison de sa crainte de se retrouver à court de liquidités quand les sanctions américaines contre son secteur financier entreront en vigueur.

L'entreprise française CMA CGM a annoncé samedi la cessation de ses activités en Iran à la suite de la décision de l'administration Trump d'imposer à nouveau des sanctions aux entreprises entretenant des relations avec Téhéran.

L'Iran a fait savoir à l'Autorité fédérale de supervision financière (mieux connue par l'abréviation BaFin) qu'il retirait ces fonds «pour les attribuer aux citoyens iraniens qui ont besoin de liquidités lorsqu'ils voyagent à l'étranger, puisqu'ils ne peuvent pas accéder à des cartes de crédit reconnues [à l'international].»

L’Iran menace de prendre des mesures si les USA entravent la vente de son pétrole
Les agences de renseignement américaines et israéliennes craignent que ces fonds puissent aller au financement de groupes armés présents au Moyen-Orient. Toutefois, selon des hauts fonctionnaires allemands, rien ne permet de le penser, écrit encore Bild.

Les autorités et les banques allemandes n'ont fait aucun commentaire dans l'immédiat.

Les États-Unis ont annoncé de nouvelles sanctions contre l'Iran, appelant à un embargo généralisé du pétrole iranien d'ici novembre et conseillent aux firmes étrangères d'arrêter de faire des affaires avec l'Iran, faute de quoi elles risquent de se retrouver sur liste noire.

Discuter