Sanctions US pour l’achat de S-400 russes? La Turquie ne restera pas les bras croisés

La Turquie a l'intention de répondre aux États-Unis dans le cas où Washington déciderait d'imposer des sanctions face à l'acquisition turque de systèmes de missiles antiaériens russes S-400, a déclaré vendredi le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu.
Sputnik

Les tensions entre la Turquie et les États-Unis ne cessent de s'exacerber en raison de l'intention d'Ankara d'acheter des S-400 russes. Si Washington décide d'introduire des sanctions, la Turquie ne les laissera pas sans réponse, a assuré le chef de la diplomatie turque, Mevlut Cavusoglu, lors d'une conférence de presse.

«Ils disent "vous achetez les S-400, nous imposons des sanctions". Si vous imposez des sanctions, vous verrez notre réponse. Si vous voulez une telle relation, alors c'est votre décision», a déclaré le chef du ministère des Affaires étrangères, commentant la question de possibles sanctions de Washington sur les S-400.

Dans le même temps, M.Cavusoglu a également souligné que «l'administration américaine ne veut pas gâcher ses relations avec la Turquie à cause du thème des S-400».

Décision d’Ankara sur les S-400: «À l’Otan, nos alliés auront finalement à s’y faire»
La Turquie, deuxième armée de l'Otan par ses effectifs, et la Russie ont signé en décembre dernier un accord sur des livraisons de missiles S-400 pour quelque 2,5 milliards d'euros. Ce contrat prévoit qu'Ankara achètera deux batteries de systèmes S-400. Les deux pays se sont entendus sur une coopération technique dans ce domaine, qui permettrait à la Turquie de produire des missiles sol-air sur son territoire.

Le S-400 Triumph est le système de défense antiaérienne et antimissile russe le plus moderne, capable également de détruire des cibles terrestres. La portée des missiles qui équipent les S-400 dépasse les 400 kilomètres. Ils peuvent atteindre une altitude de 30 kilomètres.

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