Timochenko dévoile le projet de Porochenko de lancer une grande guerre dans le Donbass

Pour se maintenir au pouvoir, le Président ukrainien compterait provoquer dans le pays une guerre d’envergure et décréter la loi martiale, assure son opposante et ex-Première ministre Ioulia Timochenko.
Sputnik

Le Président ukrainien Piotr Porochenko envisagerait d’entamer une escalade des hostilités dans le Donbass et ce pour torpiller l’élection présidentielle prévue en 2019, a déclaré Ioulia Tomochenko, égérie de la «Révolution orange» de 2004 et chef de file du parti ukrainien Batkivchtchina.

«En principe, Porochenko ne veut pas tenir d’élection. Pour cette raison a démarré un processus de négociations profond avec ceux qui dirigent prétendument la DNR et le LNR [deux républiques autoproclamées du Donbass, ndlr], en fait ceux-là même qui ont occupé une partie de l’Ukraine et du Donbass», a déclaré l’ancienne Première ministre ukrainienne dans une vidéo mise en ligne et disponible sur la chaîne YouTube.

Selon ses dires, le chef de l’État voudrait initier le début d’une grande guerre dans la région, «il veut que des territoires supplémentaires soient occupées, que tout brûle, que la guerre prenne de l’ampleur et atteigne son plus haut niveau», a-t-elle déclaré.

Grâce à une escalade du conflit, Porochenko envisagerait ainsi de décréter la loi martiale dans le pays afin de faire annuler la prochaine présidentielle, assure-t-elle.

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Et Timochenko de prévenir que si Porochenko décide d’emprunter une telle voie pour «se maintenir au pouvoir et ne pas avoir à tenir de scrutin […] le monde entier saura ce qu’il a fait au peuple ukrainien».

La présidentielle en Ukraine est pour l’instant fixée au 31 mars 2019. L’actuel Président a le droit de briguer un second mandat mais il n’a toutefois toujours pas fait part de cette intention. Selon les sondages d'opinion, près de 13% des Ukrainiens verraient bien Ioulia Timochenko à la tête du pays, ce qui fait d’elle la plus populaire des candidats à ce jour. D’ailleurs, elle a déjà déclaré qu'elle concourrait au poste de chef de l'État en 2019.

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