En septembre, «les Français seraient plus réceptifs», confie une source à l'Élysée, toujours sur la radio publique, qui ajoute: «L'annonce se fera mieux qu'entre deux matchs de l'équipe de France».
«Nous verrons si l'équipe de France est en demi-finale ou pas», signalait Agnès Buzyn, la ministre des Solidarités et de la Santé, invitée sur LCI.
Bref, si les Bleus échouent, peut-être entendrons-nous parler des pauvres? Un sens des priorités qui a fait fulminer les associations et certains députés. Olivier Faure, le patron du Parti socialiste, juge ces explications consternantes:
Emmaüs France rappelle de son côté au Président de la République que la misère n'attend pas:
Que représente la pauvreté en France? Après deux années de légère hausse, le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, c'est-à-dire avec 1.015 euros par mois, a légèrement reculé en 2016, selon une première estimation de l'INSEE. En 2015, ils étaient 8,9 millions (14,2% de la population), contre 8,7 millions aujourd'hui (13,9%).
Les enfants sont particulièrement touchés: un enfant sur cinq vit dans une famille pauvre, a rappelé la ministre Agnès Buzyn. Le projet actuel souhaite «casser les logiques de reproduction sociale», «éviter que les jeunes pauvres d'aujourd'hui ne deviennent les pauvres de demain».
Côté Élysée, on se défend. «Le plan n'est pas totalement ficelé. Le Président mature encore sur ce sujet», a déclaré l'une de ces sources en précisant que l'Élysée n'avait à ce jour pas fixé de date pour sa présentation.
Reste à savoir si le Président abordera le sujet lundi pendant le Congrès.