Le vainqueur d’une éventuelle guerre entre la Russie et l’Europe désigné

La Russie serait beaucoup moins puissante que l’Union soviétique si bien que l’Europe n’aurait pas à craindre un éventuel conflit avec Moscou, affirme le Pr. Hugh White dans son analyse publiée par le magazine The National Interest.
Sputnik

Le Pr. Hugh White, de l'Université nationale australienne, a expliqué dans son analyse pour le magazine The National Interest les raisons pour lesquelles les États-Unis devraient drastiquement réduire leurs approvisionnement en aide militaire envers l'Europe.

«La Russie menace effectivement de redessiner ses frontières occidentales d'après-guerre froide ainsi que l'expansion de l'UE et de l'Otan vers l'Est. Mais elle n'a aucune chance d'envahir l'Europe et encore moins de devenir le genre d'hégémonie pan-eurasien que l'Union soviétique de Staline et l'Allemagne d'Hitler ou de Ludendorff auraient pu devenir», a-t-il expliqué.

Aussi, conclut-il, les États-Unis ne devraient pas mettre en œuvre autant de moyens et s'entêter à défendre l'Europe de la Russie.

«Peut-être que [les Américains] devraient laisser les Européens se défendre eux-mêmes. Et ce n'est pas parce que l'Amérique n'a pas de bonnes raisons de maintenir ses engagements stratégiques de longue date en Europe, mais simplement que ces raisons ne justifient pas le prix qu'un tel engagement pourrait leur coûter», a-t-il souligné.

Militarisation de l’espace, Donald Trump, Florence Parly, même combat?
Cette analyse paraît au moment où Donald Trump déplore que l'Allemagne et les autres nations européennes ne contribuent pas suffisamment au budget de l'Otan.

Les membres de l'Alliance atlantique se sont engagés à investir 2% de leur PIB en dépenses militaires chaque année jusqu'en 2024, mais des pays comme l'Allemagne et l'Espagne font partie de ceux qui ne devraient pas pouvoir atteindre cet objectif à temps. Quant à la France, elle entend augmenter ses dépenses militaires de plus d'un tiers entre 2017 et 2025 pour atteindre le but fixé.

L'Otan doit se réunir en Sommet les 11 et 12 juillet prochains dans ses nouveaux locaux bruxellois.

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