Le secrétaire général de l’Onu révèle ce qui aurait pu lui rapporter un million de dollars

La question d'une éventuelle réforme des Nations unies se pose à l'ordre du jour depuis plusieurs années et concerne notamment l'élargissement du nombre des membres permanents du Conseil de sécurité, a déclaré à Sputnik le secrétaire général de l'Onu, Antonio Guterres, dans le cadre du Club de discussion Valdaï.
Sputnik

Lors d'une conférence de presse dans le cadre du Club de discussion Valdaï, le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a constaté que le besoin de régler le problème de la réforme de l'Onu, avant tout de son Conseil de sécurité, se faisait sentir depuis plusieurs années. «Est-ce qu'une telle réforme est réalisable dans une perspective à court terme?», a demandé Sputnik.

«Voici une question à un million de dollars. Si seulement je pouvais y répondre… J'aurais gagné ce million! Je suis certain que la réforme du Conseil de sécurité [de l'Onu, ndlr], c'est très important. J'en ai déjà parlé et je suis entièrement d'accord qu'aucune réforme de l'Onu n'est possible sans une réforme du Conseil de sécurité», a-t-il souligné.

Toutefois, a poursuivi Antonio Guterres, «la question relève des pays membres», c'est à eux de décider s'il faut avancer dans ce sens.

En quoi une réforme de l’Onu serait nécessaire, et vers quoi tendrait-elle?
En outre, «c'est une tâche très difficile. Je pense que sur les aspects méthodologiques, où le progrès est possible et relativement facile à réaliser (et un tel progrès a été fait récemment), il existe des variantes de la composition [du Conseil de sécurité, ndlr] ou de son élargissement qui me semblent assez simples à débattre, bien qu'en elles-mêmes elles ne soient pas si simples», a-t-il noté.

Toujours selon Antonio Guterres, la question la plus difficile est l'entrée de nouveaux pays au sein du Conseil de sécurité en qualité de membres permanents.

«Et là, je suis contraint de reconnaître que nous sommes encore loin de la situation où une solution pourrait être trouvée», a-t-il ajouté pour conclure.

La guerre froide est de retour de manière «évidente», selon le secrétaire général de l’Onu
Dans une interview accordée précédemment à la chaîne de télévision suédoise SVT, Antonio Guterres avait affirmé que l'Onu ne reflétait plus l'équilibre des forces dans le monde et ne correspondait pas aux réalités d'aujourd'hui. Selon lui, certains pays abusent du droit de veto. Le secrétaire général de l'Onu a souligné qu'une réforme totale serait impossible sans changements dans le fonctionnement du Conseil de sécurité.

Auparavant, Vladimir Poutine avait également reconnu la nécessité d'une réforme des Nations unies. Il a fait remarquer que les changements devaient être soutenus par la majorité des membres de l'organisation internationale.

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