Un allié en question? Riga sceptique face aux capacités de Washington de défendre l’Europe

Face aux défis actuels, le Vieux continent devrait se soucier lui-même de sa Défense et ne pas faire aveuglément confiance à Washington en la matière, a déclaré le Président letton.
Sputnik

L'Europe veut-elle plus d'autonomie face à son grand allié d'outre-Atlantique? C'est du moins ce que semble vouloir en matière de Défense le Président letton Raimonds Vējonis. Le Vieux continent ne devrait pas compter exclusivement aux États-Unis pour se protéger face à «une série de défis, dont la Russie», a-t-il déclaré, cité par tvnet.lv.

Selon le chef de l'État letton, l'Otan est confrontée à une série de menaces, à savoir l'instabilité dans le sud de l'Alliance, en Syrie, en Afrique du Nord ainsi que l'influence croissante de la Chine. Un des problèmes est également la Russie qui «montre ses muscles», a-t-il affirmé.

L'unité de l'Occident est elle aussi menacée, a estimé M.Vējonis. Dans ce contexte, il a appelé à renforcer l'ainsi dit «soft security», qui inclue la lutte contre les défis hybrides.

Selon Trump, «personne n'a été plus dur avec la Russie» que lui
La Maison-Blanche s'est engagée à accorder aux pays baltes une aide militaire dont le montant atteindra 170 millions de dollars en vue de renforcer les capacités des forces armées nationales et les forces nationales de sécurité de l'Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie.

Or, plusieurs démarches récemment entreprises par Donald Trump, dont sa politique au Proche-Orient, le retrait de l'accord sur le nucléaire iranien, l'introduction de nouveaux droits de douane ne trouvent pas de soutien auprès des Européens. Quant à la Russie, devant les Présidents des pays baltes, Donald Trump avait affirmé début avril qu'il continuerait d'être dur avec Moscou tout en reconnaissant qu'il souhaitait s'entendre avec la Russie.

Discuter