Nucléaire iranien: Moscou prêt à respecter l’accord et à travailler sur le site de Fordo

La Russie est disposée à rester dans le Plan d’action conjoint sur le programme nucléaire iranien, ainsi qu’à poursuivre le travail conjoint avec l’Iran sur le site de Fordo, selon le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.
Sputnik

La Russie est prête à honorer le Plan d'action conjoint sur le programme nucléaire iranien qui crée une garantie on ne peut plus sûre de son caractère pacifique, a déclaré ce jeudi le vice-ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Riabkov.

«Nous avons l'intention de poursuivre l'exécution de nos engagements dans le cadre du Plan d'action conjoint, y compris la réalisation du projet de production d'isotopes stables dans le site iranien de Fordo», a-t-il fait savoir.

De l'avis du diplomate, les mesures prévues par le Plan d'action conjoint, et plus concrètement la vérification et le contrôle, ainsi que les mécanismes d'échange d'information revêtent un caractère sans précédent.

«Elles créent une garantie des plus sûres du caractère exclusivement pacifique du programme nucléaire de Téhéran», a-t-il rappelé au cours d'une intervention lors d'une conférence consacrée au 50e anniversaire de la signature du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires.

Il a souligné qu'actuellement il était question de maintenir le Plan d'action dans un format réduit (Chine, France, Allemagne, Royaume-Uni, Russie et Iran).

En avril, il avait été annoncé que la Russie et l'Iran avaient entamé le travail sur le projet d'isotopes stables sur le site de Fordo.

Une semaine après la sortie des USA de l’accord nucléaire iranien, Macron appelle Poutine
Début mai, la tension est montée d'un cran autour du programme nucléaire iranien après la décision des États-Unis de se retirer de l'accord de juillet 2015, annoncée par le Président Trump le 8 mai dernier. Aux termes de l'accord, l'Iran doit brider son programme nucléaire et ne jamais chercher à obtenir la bombe atomique en échange de la levée d'une partie des sanctions internationales visant la République islamique. Donald Trump a également déclaré que Washington rétablirait les sanctions imposées à Téhéran et suspendues suite à la signature de l'accord de 2015.

Les signataires européens de l'accord de Vienne, officiellement nommé Plan d'action global conjoint, ont promis de faire tout leur possible pour le sauver, malgré le retrait américain, notamment pour préserver les relations commerciales et les investissements pétroliers qui ont repris après son entrée en vigueur.

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