Le sort de la rencontre prévue entre les USA, la Jordanie et la Russie sur la Syrie

Les informations ayant circulé, faisant état d’une rencontre tripartite à venir entre les États-Unis, la Jordanie et la Russie à Amman, sur la zone de désescalade dans le sud de la Syrie seraient fausses. C’est ce qu’auraient confié des sources bien informées au journal al-Ghad.
Sputnik

Des sources jordaniennes bien informées citées par le journal al-Ghad, ce 7 juin, auraient démenti les informations faisant état d'une rencontre à venir entre les États-Unis, la Jordanie et la Russie, à Amman (capitale de la Jordanie), pour discuter des conditions de préservation de la zone de désescalade dans le sud de la Syrie.

«Il n'y aura aucune rencontre tripartite entre les États-Unis, la Jordanie et la Russie à Amman, ayant pour objet la préservation de la zone de désescalade dans le sud de la Syrie», auraient confié les sources. Elles auraient ajouté que ce démenti faisait écho «à des informations de journaux et à des déclarations de responsables russes ayant fait état de cette éventuelle rencontre à venir en Jordanie».

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«Des responsables de différents pays ont déclaré ces derniers jours qu'un accord régional et international a été mis au point permettant à l'armée syrienne d'assoir son contrôle sur les frontières sud du pays», alors qu'il n'en est rien, auraient-elles précisées.

Pour mémoire, des membres d'une délégation d'experts militaires et de conseillers d'Arabie saoudite, des Émirats arabes unis et de Jordanie ont eu, il y a un certain temps, plusieurs rencontres avec des représentants de tribus arabes sur le territoire de la base militaire américaine située au sud de la ville d'Aïn al-Arab, dans le gouvernorat d'Alep, contrôlée par les Unités kurdes de protection du peuple (YPG), a appris Sputnik.

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Dans ce contexte, le dirigeant du Parti démocratique du Kurdistan syrien, Gelo Iso, a déclaré dans une interview accordée à Sputnik que, l'Arabie saoudite, l'Égypte, les Émirats arabes unis et la Jordanie souhaitaient mettre en place une force de coalition arabe en Syrie et que Washington voulait leur «confier» les territoires septentrionaux du pays et ceux qui sont habités par les Arabes sunnites.

Toutefois, les pays arabes ont des appréhensions au sujet de ce projet. D'une part, ils craignent un éventuel guet-apens de la part des Américains et, d'autre part, ils se méfient de la réaction de l'Iran, de la Russie et de la Turquie s'ils entraient en Syrie, a expliqué Gelo Iso.

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