Le journaliste arrêté Vychinski a annoncé qu’il renonçait à sa nationalité ukrainienne

Le rédacteur en chef du portail d'actualités Ria Novosti Ukraine, Kirill Vychinski, s'est adressé au Président Porochenko et lui a fait part de sa décision de renoncer à sa nationalité ukranienne. Il a également demandé à Vladimir Poutine de lui accorder une aide juridique.
Sputnik

Kirill Vychinski se considère désormais uniquement comme un citoyen russe, a déclaré l'intéressé vendredi devant le tribunal de Kherson, auprès duquel il avait fait appel.

«Je m'adresse au Président Piotr Porochenko et lui fait part de ma décision de renoncer à ma nationalité ukrainienne. À partir de maintenant, je me considère uniquement comme un citoyen russe», a-t-il indiqué.

Il a également qualifié d'illégales son interpellation et sa détention actuelle.

«Je m'adresse au Président Vladimir Poutine et lui demande de prendre toutes les mesures nécessaires pour une libération sans délai, et de m'accorder une aide juridique de la part du consulat et de l'ambassade», a-t-il ajouté.

Selon Porochenko, Trump serait membre d’une «coalition pro-ukrainienne»
M.Vychinski a toutefois tenu à souligner qu'il se sentait navré de renoncer à la nationalité ukrainienne. «J'ai toujours présenté avec fierté mon passeport ukrainien, mais à présent, je n'ai pas d'autre choix», a-t-il expliqué.

Le journaliste a assuré que le soutien de la communauté internationale avait permis de diminuer la pression qu'il subissait.

Il a également remercié Vladimir Poutine et Angela Merkel de s'être penchés sur son cas.

Le 15 mai, plusieurs agents du Service de sécurité d'Ukraine (SBU) avaient fait irruption dans les locaux abritant l'agence de presse russe RIA Novosti Ukraine à Kiev.

«Monnaie d’échange»: Vychinski lie son arrestation à la présidentielle ukrainienne
L'intervention du SBU est survenue quelques heures après l'arrestation de Kirill Vychinski, chef du site RIA Novosti Ukraine, qui avait alors la double citoyenneté russe et ukrainienne, sous l'inculpation de haute trahison. Le 17 mai, le tribunal de la ville ukrainienne de Kherson a prononcé sa mise en détention provisoire de deux mois.

Les réseaux sociaux ont condamné cette violation des droits des journalistes avec le hashtag #TruthNotTreason.

Discuter