Quand l’idée de voir des S-300 en Syrie donne des sueurs froides à Israël

L’éventuel déploiement de systèmes S-300 russes en Syrie préoccupe au plus haut niveau les autorités israéliennes. Ces propos ont été tenus par le ministre israélien de l’Environnement dans une interview avec l’agence Sputnik, à l’occasion du Forum économique de Saint-Pétersbourg.
Sputnik

Israël est très préoccupé par l'éventualité de livraison, par la Russie, de systèmesS-300 à la Syrie, a déclaré le ministre israélien de l'Environnement, Zeev Elkin, lors du Forum économique de Saint-Pétersbourg, dans un entretien avec Sputnik.

«Il est certain que nous sommes très préoccupés. Car vu la proximité géographique entre Israël et la Syrie, les systèmes antiaériens [S-300, ndlr] qui seront déployés dans ce pays couvriront en réalité la totalité de l'espace aérien israélien», a déclaré le responsable.

Israël prêt à agir pour empêcher l’Iran de muscler sa présence militaire en Syrie
«Il ne nous est pas possible d'accepter cette situation ou de la traiter calmement», a-t-il ajouté, en soulignant que «nous suivons de près les déclarations des responsables russes». En effet, quelques jours après la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à Moscou, le 9 mai, le conseiller du Président russe sur les questions de coopération militaire et technique, Vladimir Kujine, a déclaré «qu'il n'y a pas de négociations entre la Russie et la Syrie sur la question de livrer des S-300 à cette dernière», a affirmé le ministre israélien. Et «il n'y a pas de raisons de penser que ces déclarations ne reflètent pas la réalité», a-t-il noté.

La livraison de S-300 à la Syrie vue d’un mauvais œil par Israël
L'éventuelle fourniture de S-300 à Damas a été évoquée par l'état-major russe après un important tir de missiles mené contre la Syrie par une coalition composée des États-Unis, de la France et du Royaume-Uni dans la nuit du 13 au 14 avril. Le bombardement a été mené suite à une prétendue attaque chimique qui aurait été perpétrée le 7 avril à Douma, près de Damas.

Un accord ad hoc avec la Syrie portant sur des S-300 avait été conclu en 2010 mais avait été par la suite gelé à la demande des pays occidentaux et d'Israël.

Discuter