Résurrection arabe et influence de l’URSS au Proche-Orient

Il est difficile de sous-estimer l’influence exercée par l’Union soviétique sur les pays du Proche-Orient après la guerre, ainsi que son exemple pour la lutte de libération nationale de ces pays. Sputnik s’en est entretenu avec des politologues russe et syrien.
Sputnik

Les relations entre l'Union soviétique et les pays du Proche-Orient ont commencé à se développer de façon très dynamique après la victoire remportée par les alliés dans la Seconde Guerre mondiale quand l'URSS a été reconnue comme une grande puissance, a rappelé à Sputnik Boris Dolgov, du Centre des études arabes et islamiques de l'Institut des études orientales de l'Académie des sciences de Russie.

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«Un fait important est que les mouvements de libération nationale au Proche-Orient ont été le résultat de la politique pratiquée par l'URSS dans cette région. Moscou accordait un appui actif à ces mouvements dans des pays tels que l'Égypte, la Syrie et beaucoup d'autres», a déclaré l'interlocuteur de l'agence.

Et d'ajouter que la victoire de ces pays dans leur lutte de libération nationale avait été pour beaucoup le résultat de l'assistance et de l'influence de l'Union soviétique.

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M.Dolgov a indiqué que plus tard, quand beaucoup d'entre eux avaient accédé à l'indépendance, ils avaient adhéré au camp socialiste, en déclarant leur intention d'édifier le socialisme arabe et le socialisme islamique.

«En fait, ils sont devenus alliés de l'URSS tant au niveau régional que mondial», a-t-il résumé.

L'Union soviétique a joué un rôle important, bien qu'indirect, dans l'arrivée au pouvoir en Syrie du parti Baas (Parti socialiste de la résurrection arabe), a relevé le politologue syrien Hassan al-Houri dans un entretien accordé à Sputnik.

«À l'époque, le socialisme se propageait dans la région grâce à la victoire de l'Union soviétique sur le nazisme et au renforcement du rôle de Moscou sur la scène politique internationale. Par la suite, les relations entre le parti Baas et l'URSS n'ont cessé de se conforter», a noté M.al-Houri.

Selon ce dernier, Damas n'aurait pu tenir tête à Israël sans l'assistance de Moscou.

«La Syrie recevait gratuitement les armements les plus modernes. Cet appui était illimité à l'époque où les États-Unis ont déclaré qu'Israël était leur allié stratégique», a fait remarquer l'interlocuteur de Sputnik.

Boris Dolgov est de nouveau entré dans la conversation pour ajouter que la Russie souhaitait avoir des relations mutuellement avantageuses avec tous les pays de la région. Il a toutefois mis particulièrement en exergue l'assistance accordée par Moscou à la Syrie.

«La Syrie est aujourd'hui la première ligne du front de défense de la Russie contre l'islamisme radical», a-t-il expliqué.

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