L’ambassade russe réagit à l’appel d’un journaliste US à «faire sauter» le pont de Crimée

L’auteur d’un article paru dans l’hebdomadaire américain Washington Examiner a proposé à l’Ukraine «de faire sauter» le tout nouveau pont de Crimée. Un appel qui a suscité une vague d’indignation à l’ambassade russe aux États-Unis.
Sputnik

Un article paru hier dans le Washington Examiner intitulé «L'Ukraine devrait faire sauter le pont de Crimée de Poutine» a suscité l'indignation de l'ambassade de Russie aux États-Unis.

Début de la circulation automobile sur le pont de Crimée
Dans un communiqué, la diplomatie russe a affirmé que la liberté d'expression ne pouvait pas justifier l'appel aux attentats et aux meurtres. «Nous considérons cette publication comme une réflexion des intentions réelles d'une certaine partie de l'establishment de Washington et qui suit la ligne visant à attiser la haine et l'hostilité entre l'Ukraine et la Russie», a indiqué l'ambassade.

Les diplomates ont également affirmé que les publications de ce type violaient la déontologie du journalisme et ont appelé le média à expliquer dans quelle mesure l'article reflétait sa ligne éditoriale. Les responsables ont rappelé que la législation russe prévoit des poursuites à l'égard de ceux qui appellent publiquement au terrorisme, le justifie ou en font la propagande.

Un hebdomadaire américain propose à l’Ukraine «de faire sauter» le pont de Crimée
Dans son texte, le journaliste américain s'est réjoui de l'idée que «l'Ukraine possèdait des moyens pour lancer des tirs contre le pont de sorte que celui-ci soit au moins inutilisable.» Il a estimé que du fait de sa longueur importante, les forces aériennes ukrainiennes pouvaient frapper le pont en minimisant les risques de faire de victimes parmi ceux qui l'empruntent.

Le pont de Crimée, qui relie la péninsule au reste du territoire russe par le détroit de Kertch, a été inauguré mardi 15 mai, en présence de Vladimir Poutine. La construction longue de 19 km, permet le passage quotidien de 14 millions de passagers et de 40.000 véhicules, leur vitesse étant limitée à 90 km/h.

Discuter