Quand Bruxelles empêcherait Londres de durcir les sanctions antirusses

Le Royaume-Uni ne pourrait pas durcir les sanctions antirusses, il faudrait que Londres trouve un terrain d’entente sur cette question avec tous les pays de l’Union européenne, rapporte The Telegraph se référant au ministre britannique des Finances, Philip Hammond.
Sputnik

Londres ne pourrait pas suivre l'exemple de Washington en durcissant les sanctions à l'encontre de Moscou, écrit le quotidien The Telegraph, se référant au ministre britannique des Finances, Philip Hammond.

Ainsi, selon M.Hammond, tant que le Royaume-Uni fait partie de l'Union européenne, à «une rare exception» près, il n'a pas la possibilité d'imposer des sanctions car pour pouvoir le faire il faut avoir l'accord des 28 pays.

«L'un des défis du travail au sein de l'UE est que dans ce domaine: la politique étrangère, on est obligé d'obtenir un consensus des 28, ce qui signifie, franchement, fonctionne au plus petit dénominateur commun assez souvent», explique-t-il.

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«Nous discutons avec les partenaires de l'UE des mesures prises par les États-Unis et d'autres. Il est probablement juste de dire qu'il existe différents degrés d'appétit au sein de l'UE pour une pression supplémentaire sur ce groupe d'individus», a-t-il souligné évoquant les sanctions visant les hommes d'affaires russes.

Le ministre n'a pas toutefois précisé quels pays européens pourraient empêcher Londres d'imposer davantage de sanctions antirusses. Cependant les médias britanniques supposent qu'il s'agit de l'Autriche, de la Grèce et de l'Italie.

Le 6 avril, le ministère américain des Finances a annoncé l'imposition de nouvelles sanctions contre la Russie, qui concernent notamment 14 sociétés dont Rosoboronexport, l'agence russe chargée des exportations d'armements.

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