Le département d’État US tente de justifier son irruption dans le consulat russe à Seattle

Comment le département d’État US a-t-il tenté de justifier l’irruption de ce mercredi des autorités américaines dans le bâtiment du Consulat général de Russie fermé à Seattle, action qualifiée par la diplomatie russe de «raid» au niveau étatique?
Sputnik

Alors que les autorités américaines ont commis hier soir une effraction dans le bâtiment du Consulat général de Russie fermé à Seattle, la porte-parole du département d'État US Heather Nauert a donné la version américaine des faits.

«Aujourd'hui, des représentants de l'État du Texas ont traversé la propriété à Seattle pour confirmer qu'elle avait été évacuée. Nous la sécuriserons et l'entretiendrons conformément à nos obligations. Pas d'invasion, juste une réponse ferme et légale à la poursuite du comportement scandaleux de la Russie», a-t-elle écrit sur son compte Twitter.

Elle a en outre évoqué la Convention de Vienne sur les relations consulaires, conformément à laquelle les USA avaient retiré leur consentement à la création et à l'exploitation du poste consulaire de Russie à Seattle.

«Nous l'avons fait en réponse à l'utilisation par le gouvernement russe d'un agent neurotoxique de qualité militaire sur le sol #UK», a-t-elle poursuivi.

Moscou qualifie l'irruption US dans le consulat russe à Seattle de «raid d'État»
Plus tôt dans la journée, des représentants du gouvernement américain ont cassé les serrures de l'entrée principale du Consulat général de Russie à Seattle pour pénétrer dans la résidence, une propriété russe, que les diplomates avaient fermé et quitté la veille à la demande des États-Unis.

La porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, a qualifié cette effraction de «raid» au niveau étatique.

Le chef de la section consulaire de l'Ambassade à Washington, D.C., Nikolaï Poukalev, a affirmé que des mesures de rétorsion seraient prises plus tard. Le Consulat a été fermé le 2 avril, à la demande des autorités américaines, suite à l'empoisonnement de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia en Grande-Bretagne, imputé à la Russie. Depuis, les diplomates russes rangeaient leurs affaires et les documents.

«Acte inamical»: les autorités US entrent par effraction dans le Consulat russe à Seattle
Le 4 mars dernier, Sergueï Skripal et sa fille Ioulia ont été retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial de Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d'être derrière l'empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves pour appuyer ses allégations, avant d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni. 18 pays de l'UE ainsi que les États-Unis, la Norvège, la Géorgie, la Moldavie, l'Albanie, l'Ukraine, la Macédoine, le Monténégro, le Canada et l'Australie ont par la suite annoncé une expulsion de diplomates russes.

 

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