«J'écrirai à l'Onu» en cas de refus de visa par Londres, déclare la nièce de Skripal

Victoria Skripal, la nièce de Sergueï Skripal, cet ancien espion qui a été empoisonné en mars dernier avec sa fille Ioulia à Salisbury, s'adressera directement au secrétaire général de l'Onu si Londres lui refuse encore une fois son visa.
Sputnik

La nièce de l'ex-agent double Sergueï Skripal, Victoria, prévoit de contacter le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, en cas de nouveau refus de visa par les autorités du Royaume-Uni.

«J'écrirai à l'Onu», a-t-elle déclaré dans une interview à la radio Écho de Moscou, évoquant ce qu'elle allait entreprendre si Londres s'obstinait à lui refuser son visa.

À l'animateur qui lui a demandé si elle s'adresserait directement à Antonio Guterres, elle a répondu par l'affirmative.

La nièce de Skripal adresse une lettre ouverte à Theresa May
Le 4 mars dernier, l'ex-agent russe Sergueï Skripal et sa fille ont été retrouvés inconscients aux abords d'un centre commercial de Salisbury. Une semaine plus tard, la Première ministre britannique, Theresa May, a accusé la Russie d'être derrière l'empoisonnement des Skripal, sans toutefois présenter de preuves pour appuyer ses allégations, avant d'expulser 23 diplomates russes du Royaume-Uni.

La Russie a toujours démenti les allégations de Londres. Début avril, les chercheurs du laboratoire britannique de Porton Down ont reconnu ne pas être en mesure d'établir le pays d'où provenait l'agent innervant utilisé dans cette tentative d'assassinat. Le gouvernement russe a demandé à Londres à plusieurs reprises de lui permettre de participer à cette enquête.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a annoncé samedi qu'un laboratoire indépendant situé en Suisse avait analysé les échantillons recueillis par l'OIAC à Salisbury et y avait détecté des traces de l'agent toxique connu comme le BZ. Sa formule faisait partie de l'arsenal de l'armée américaine, britannique ainsi que ceux d'autres pays de l'Otan.

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