«Je n'exclue rien»: réaction du chef du Pentagone à l'attaque chimique présumée en Syrie

Le Pentagone estime possible de recourir à la force contre la Syrie après la parution d'informations sur une attaque chimique qui aurait été perpétrée par Damas, selon les médias occidentaux.
Sputnik

Le chef du Pentagone, James Mattis, a dit envisager une éventuelle opération militaire contre la Syrie après les déclarations sur un présumé emploi d'armes chimiques par Damas, selon les médias occidentaux.

«Je n'exclue rien», a-t-il martelé au sujet des actions de Washington.

«L'essentiel sur quoi nous devons nous concentrer, c'est de savoir pourquoi l'arme chimique est toujours employée, alors que la Russie est un garant de la destruction des armes chimiques [en Syrie, ndlr]», a fait remarquer James Mattis.

L’armée russe avait mis en garde contre une provocation à l’arme chimique en Syrie
Certains médias avaient précédemment repris les propos de membres d'organisations terroristes en Syrie affirmant que les troupes gouvernementales auraient employé dans les attaques contre leurs positions à Douma, dans la Ghouta orientale, des bombes barils qui «pouvaient contenir» des substances chimiques, faisant des dizaines de morts parmi les civils.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a déclaré ce lundi que les experts militaires russes qui s'étaient rendus sur les lieux de la présumée attaque chimique en Syrie n'avaient découvert aucune trace de chlore.

«Nos spécialistes militaires ont visité les lieux, tout comme des représentants du Croissant Rouge syrien qui bénéficie d'une très bonne réputation auprès des organisations internationales, notamment l'Onu et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Ils n'y ont découvert aucune trace d'utilisation de chlore ou d'autre substance chimique quelconque contre les civils», a indiqué Sergueï Lavrov aux journalistes à l'issue d'une rencontre avec son homologue tadjik, Sirodjiddine Aslov.

Lavrov précise les éventuels enjeux des USA en Syrie
La diplomatie russe a qualifié d'«intox» les informations sur une attaque chimique en Syrie.

Le ministère syrien des Affaires étrangères a dénoncé dès dimanche les accusations de certains pays occidentaux selon lesquelles les troupes gouvernementales auraient utilisé des armes chimiques contre la population civile de la ville de Douma.

Les radicaux du groupe Jaych al-Islam ont précédemment accusé les forces gouvernementales syriennes d'avoir eu recours, samedi 7 avril, à des armes chimiques contre un hôpital de Douma, dans la Ghouta orientale. Ces allégations ont été reprises par les puissances occidentales.

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