La présence d'armements russes en Arctique expliquée par Poutine

La Russie ne menace personne depuis la région arctique, mais compte profiter de son avantage territorial pour garantir sa sécurité, a déclaré Vladimir Poutine.
Sputnik

La Russie n'a pas l'intention de brandir la menace de ses systèmes d'armements depuis l'Arctique, mais assurera sa sécurité grâce aux avantages territoriaux que lui procure cette région, a indiqué Vladimir Poutine.

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Aujourd'hui, les Russes ne sont pas simplement revenus en Arctique, «ils s'y sont installés de nouveau et ce, durablement», constate le film «Poutine» réalisé par Andreï Kondrachov et mis en ligne sur la page de Dmitri Kisselev, directeur général de l'agence d'information Rossiya Segodnya, sur le réseau russe Odnoklassniki (l'équivalent russe de Copains d'avant). Ainsi, Moscou a déployé dans la région des systèmes sophistiqués de surveillance de tirs de missiles ennemis, une base militaire de défense antiaérienne et est en train de construire un aérodrome sur les îles de Nouvelle-Sibérie (au nord des côtes de l'Extrême-Orient russe). Dans ce contexte, Vladimir Poutine a été interrogé sur une éventuelle intention de la Russie de brandir une menace depuis la région.

«Nous ne menacerons personne, mais, profitant de nos avantages, territoriaux en l'occurrence, nous garantirons la sécurité de la Russie et de ses habitants. De ce point de vue-là, la région arctique est très importante pour la Russie», a-t-il fait remarquer.

Le Président a rappelé dans le film que lorsqu'il s'était récemment rendu sur les îles de la terre François-Joseph (en mer de Barents), les scientifiques locaux lui avaient parlé de visites organisées sur les lieux pour des touristes de pays occidentaux quand les guides précisaient que «ces îles avaient appartenu à l'Union soviétique».

«Ce qui signifie qu'ils commençaient à déclasser ces territoires. Or, nous ne les avons cédés à personne», a poursuivi Vladimir Poutine.

Il a également évoqué les opérations des États-Unis dont les sous-marins nucléaires étaient «en permanence en service opérationnel en mer de Norvège au large des côtes norvégiennes».

«La durée de vol d'un missile Trident — et, si je me souviens bien, un sous-marin est équipé de 24 Trident — est de 15 minutes depuis la mer de Norvège jusqu'à Moscou», a-t-il précisé.

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