Ce duo de langues étrangères qui vous permettront de faire une carrière grandiose

La nécessité de maîtriser des langues étrangères pour s'assurer une belle carrière professionnelle semble être une vérité absolue, mais quelles langues étudier? Luca Lampariello, polyglotte et bloggeur italien, fait bénéficier Sputnik de son expérience.
Sputnik

«Internationalisation» étant un des mots clés pour décrire la vie au XXIe siècle, elle entraîne la présence inévitable des langues étrangères dans notre quotidien. Sputnik a interrogé le polyglotte italien Luca Lampariello, qui a dans son bagage linguistique 13 langues, pour comprendre lesquelles sont les plus prometteuses à l'heure actuelle. Pour lui, ce sont le chinois et l'espagnol, surtout si la langue maternelle du sujet est l'anglais.

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«L'espagnol parce que cette langue est parlée partout, dans beaucoup de pays, on parle avec des accents différents mais à la base si tu parles espagnol d'Espagne, tout le monde te comprend», explique le polyglotte.

Le chinois est, quant à lui, demandé vu le nombre — plus d'un milliard — de natifs vivant dans un pays dont l'économie se développant à grands pas, poursuit-il:

«Je pense que ça sera de plus en plus important, la Chine en général, et le chinois va jouer un rôle de plus en plus important dans le monde, au sein de la communauté mondiale.»

Concernant les difficultés entourant souvent cette langue asiatique «impossible», Luca les rejette résolument: «Bien sûr il y a des difficultés, il y a une distance entre le chinois et les langues européennes pour plein de raisons mais en général pour parler c'est comme l'anglais — le parler à un niveau de base, ce n'est pas si difficile que ça», assure-t-il, soulignant que si on sait comment apprendre les langues, on peut le faire de façon beaucoup plus rapide et efficace.

La langue la plus difficile

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Sur toute la liste des langues qu'il a apprises et parmi lesquelles on trouve le chinois, le russe, le français, le hongrois, le polonais et d'autres, il met en exergue la langue japonaise qui lui a paru la plus difficile malgré son expérience linguistique.

Les difficultés sont essentiellement dues «à la syntaxe, c'est-à-dire la façon dont on bâtit les phrases. Elle est complètement différente de la façon dont on bâtit les phrases en italien et dans presque toutes les langues que je connais, même le hongrois», précise le bloggeur. Tandis qu'on mentionne parfois le hongrois, le polonais ou le russe comme langues très compliquées, la structure de la phrase là est très similaire à celle dans les langues européennes, souligne-t-il encore.

Les choses épineuses en apprenant le russe

L'apprentissage du russe n'a pourtant pas non plus été une expérience sans embûches. Selon Luca, il y a été trois choses compliquées:

«Les padejis, c'est-à-dire les cas parce qu'on n'a pas ce système en italien et dans d'autres langues latines», déplore-t-il. Deuxièmement, il s'agit de «l'aspect des verbes — par exemple en russe on a quelque chose qu'on n'a pas dans les verbes italiens, français, etc., c'est-à-dire qu'on peut utiliser une forme ou une autre forme d'un verbe pour se dire que quelque chose est fait une seule fois ou régulièrement.»

Ensuite, l'obstacle le plus sérieux lui semble être la distance du vocabulaire: «C'est assez compliqué au début d'apprendre les mots russes parce qu'ils ont une forme complètement différente, parfois ils se ressemblent à une forme latine, il y a des racines latines des mots mais en général les mots d'origine slave sont vraiment différents des langues latines en général, de ma langue maternelle.»

Retrouver la motivation perdue

Selon Luca, toute langue est abordable avec de la motivation et du temps. Si l'on perd le désir d'apprendre telle ou telle langue, il souffle une recette pour le ranimer.

«Chacun a sa façon de raviver sa propre motivation: un voyage dans le pays dont on parle la langue, aller aborder quelqu'un, un natif, dans un bar, chercher à lire un livre dans la langue. C'est important que tu fasses quelque chose pour raviver cette passion-là. La passion ne vient pas comme ça, il faut faire quelque chose de concret pour que cette passion se ravive.»

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En même temps, une fois que cette passion est ravivée, il ne faut pas se relaxer complètement. Comme un polyglotte expérimenté, Luca conseille d'accomplir un exercice de cinq minutes: on écrit toutes les choses qu'on s'imagine qu'on fera une fois qu'on parlera une langue couramment.

«C'est très important pour la motivation. Ce n'est pas seulement raviver cette motivation — c'est comme le feu: tu ravives le feu mais après ça commence à diminuer et c'est très important qu'on fasse quelque chose, on le ravive tous les jours», conclut-il.

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