Armes russes ultramodernes: Poutine répond «à la rhétorique US, pleine de menaces»

Les déclarations sur les armements faites par Vladimir Poutine dans le cadre de son message à l’Assemblée fédérale ont suivi l’intention déclarée de Donald Trump de développer l’arme nucléaire tactique, a rappelé à Sputnik Beyazıt Karataş, major général à la retraite de l'armée de l'air de la Turquie et vice-président du parti Vatan.
Sputnik

Les États-Unis ne sont plus une superpuissance en matière d'armes conventionnelles et ils s'en rendent compte eux-mêmes, ce qui explique sans doute la nécessité de développer l'arme nucléaire tactique annoncée par le Président américain, a estimé Beyazıt Karataş dans un entretien accordé à Sputnik.

Y a-t-il des équivalents étrangers aux armes russes ultramodernes? Poutine répond

«Les déclarations du Président russe ont suivi celles de Trump. Quant aux propos tenus par le Président américain, on pourrait y déceler une tentative de compenser la faiblesse en armes conventionnelles par l'accroissement du potentiel nucléaire. Dans ce contexte, les déclarations faites par Poutine pourraient être comprises comme une réponse à la rhétorique américaine, pleine de menaces», a expliqué l'interlocuteur de l'agence.

Et d'ajouter que les déclarations du Kremlin laissaient clairement entendre que la Turquie n'avait pas besoin de la défense nucléaire ni du système de dissuasion de l'Otan.

À quoi est dû le rapprochement entre la Russie et la Turquie?

«Moscou souligne que la Turquie peut se retirer sans crainte de l'Otan, et que dans une telle situation, Ankara aura toutes les garanties qu'il ne sera confronté à aucune menace à sa sécurité nationale», a indiqué le général.

La Turquie poursuit son éloignement de l'Otan

Il a rappelé avoir prévenu auparavant que la Turquie pourrait s'avérer un jour être une cible nucléaire des États-Unis.

«Par-là, j'entendais qu'une attaque nucléaire lancée depuis le territoire turc par n'importe quel pays de l'Otan, et l'Amérique en premier lieu, pourrait faire de la Turquie une cible nucléaire. Quoi qu'il en soit, par sa récente déclaration, la Russie a proposé d'une part à Ankara un système de défense, alternatif à la dissuasion nucléaire de l'Otan, et de l'autre, a envoyé un message bien explicite à l'Otan et aux États-Unis», a conclu M.Karataş.

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