Sanctions contre Pyongyang: les USA semblent chercher la confrontation et non le dialogue

À en juger d’après le nouveau train de sanctions que les États-Unis introduisent contre la Corée du Nord, il semble que Washington cherche à attiser la confrontation, estime le sénateur russe Konstantin Kossatchev.
Sputnik

Les sanctions décrétées par Washington contre Pyongyang laissent penser que les États-Unis préfèrent aggraver la confrontation plutôt que résoudre les problèmes par le dialogue, a affirmé Konstantin Kossatchev, président de la Commission des Affaires étrangères du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe).

«On a l'impression que les États-Unis souhaitent faire monter la confrontation et non pas résoudre les problèmes par le biais du dialogue. Le département américain du Trésor, qui a décrété cette fois-ci des sanctions contre 56 navires, compagnies maritimes et sociétés de transport, semble muer d'un organisme financier en une structure punitive qui profite de la domination de l'Amérique dans l'économie mondiale à ses fins», a écrit le sénateur russe sur Facebook.

Selon lui, c'est une raison de plus pour tous les autres participants aux processus économiques globaux pour réfléchir aux moyens de défense contre «l'arbitraire non dissimulé et le chantage» de Washington.

Les USA frappent la Corée du Nord des sanctions les plus dures de toute l'histoire
Dans le cadre des mesures contre le programme nucléaire et balistique nord-coréen, le département américain du Trésor a décrété ce vendredi des sanctions contre 27 sociétés de transport et de navigation, 28 navires et une personne physique. L'administration américaine a précédemment annoncé que ce nouveau train de sanctions était «le plus sérieux jamais imposé à la Corée du Nord». Elle a ajouté que la pression sur Pyongyang irait croissant au fur et à mesure de l'application des sanctions et que l'effet était d'ores et déjà évident.

Le 23 décembre dernier, le Conseil de sécurité de l'Onu avait adopté de nouvelles sanctions à l'égard de Pyongyang en réponse au tir de missile balistique effectué le 29 novembre. Il s'agissait du neuvième train de sanctions onusiennes particulièrement drastiques contre Pyongyang. Les trois derniers avaient été adoptés sous l'impulsion de Washington après des essais de missiles et un test nucléaire menés par la Corée du Nord.

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