Le bilan de Macron sur les droits de l’homme est «mitigé», selon Human Rights Watch

Après neuf mois au pouvoir, quel est le bilan de Macron concernant les droits de l’homme. Lors d’une conférence de presse, jeudi 18 janvier à Paris, le directeur de Human Rights Watch, a estimé que celui-ci était «mitigé».
Sputnik

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Après une campagne électorale «exceptionnelle» et des promesses de changer les choses, vient le temps des bilans pour Emmanuel Macron. En effet, le Président français vient d'être épinglé, lors d'une conférence de presse à Paris, jeudi 18 janvier, par le directeur de Human Rights Watch (HRW). Celui-ci a qualifié de «mitigé» le bilan de Macron en matière de droits de l'homme, évoquant sa politique migratoire, des «pouvoirs antiterroristes abusifs» et «sa visite en Chine où il a été très discret sur les droits humains».

Depuis son arrivée au pouvoir en mai 2017, M.Macron gouverne d'une façon qui «ne correspond pas tout à fait aux principes» édictés pendant sa campagne, qui avait été «un vrai tournant» contre la montée du populisme dans le monde, a déclaré Kenneth Roth.

Le juriste a évoqué la gestion de l'état d'urgence, remplacé en novembre 2017 par une nouvelle loi antiterroriste.

«Plutôt que d'y mettre simplement fin, M.Macron a incorporé de nombreuses restrictions dans le droit commun sans aucune preuve que ces pouvoirs supplémentaires pour la police étaient nécessaires», a-t-il dénoncé, affirmant craindre «des abus discriminatoires, en particulier envers la population musulmane».

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Bien que le Président Macron ait avertit, mardi à Calais, les forces de l'ordre sur la question des dépassements à l'égard des migrants, M.Roth juge le bilan du Président «mitigé» en déclarant: «À son crédit, M.Macron a délivré un message très clair aux policiers à Calais, s'adressant directement à eux pour dire qu'aucun abus envers les migrants serait toléré.»

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb «continue à être dans le déni» sur ce sujet, estime Kenneth Roth, alors que Macron a «été bien meilleur sur ce point», a-t-il ajouté.

M.Roth, entre autre a regretté le fait que le Président français cherche à durcir la loi envers les migrants, dans le projet de loi asile-immigration, qui doit être présenté en février.

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