Le parlement libyen évoque l'aide de la Russie à la formation de l'armée nationale

Le président de la Chambre des représentants de Libye, Aguila Salah Issa, s'est félicité dans une interview à Sputnik que la Russie ait accordé de l'aide à son pays dans la formation de l'Armée nationale libyenne.
Sputnik

Aguila Salah Issa, président de la Chambre des représentants (parlement monocaméral) de Libye, a déclaré à Sputnik que Moscou avait aidé le pays à former son armée.

«Moscou a accordé l'aide nécessaire à l'Armée nationale libyenne pour former les hommes et leur transmettre l'expérience», a-t-il indiqué sans fournir de détails.

Au cours de sa visite en Russie en août dernier, le commandant de l'Armée nationale libyenne, Khalifa Haftar, avait déclaré avoir soulevé, lors de sa rencontre avec le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, la question d'une éventuelle aide militaire de Moscou à son pays.

Le ministère russe des Affaires étrangères avait déclaré précédemment que Moscou était prêt à coopérer avec toutes les parties libyennes, souhaitant contribuer au règlement dans le pays.

Règlement politique en Libye: le parlement de Tobrouk table sur la Russie
En 2016, Khalifa Haftar s'était rendu à deux reprises à Moscou où il avait rencontré le ministre des Affaires étrangères et celui de la Défense, ainsi que le secrétaire du Conseil de sécurité russe. Selon lui, il n'avait pas été question de livraisons d'armes, la Russie respectant l'embargo des Nations unies sur la remise d'armements à la Libye.

Depuis le renversement et l'assassinat de Mouammar Kadhafi, dans le cadre du conflit armé de 2011, la Libye traverse une période de crise intense. Le pays est partagé en deux centres de pouvoir. À l'Est, à Tobrouk, siège le parlement élu par la population et présidé par Aguila Salah Issa. À l'Ouest, dans la capitale Tripoli, se trouve le gouvernement d'entente nationale dirigé par Fayez el-Sarraj, formé avec le soutien de l'Onu et de l'Union européenne. Les autorités de l'Est agissent indépendamment de Tripoli et coopèrent avec l'armée nationale du maréchal Khalifa Haftar, qui mène une guerre d'usure contre les djihadistes. Le sud du pays est peuplé de nombreuses tribus qui ne reconnaissent pas le pouvoir de Tripoli.

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