"Le pouvoir et l'argent sont les ailes du diable": Yasmina Khadra dénonce
13:24 31.03.2026 (Mis à jour: 13:49 01.04.2026)
"Le pouvoir et l'argent sont les ailes du diable": Yasmina Khadra dénonce
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Dans l'émission Identités Africaines, Maxime Mardoukhaev reçoit l'écrivain Yasmina Khadra. À l'occasion de la sortie de son nouveau roman, il évoque la situation à Gaza, le silence des consciences et sa conception de l'engagement littéraire.
L'écrivain, dont l'œuvre est traduite dans plus de soixante langues, revient sur les pressions qu'il subit depuis la parution de L'Attentat. Il défend une conception exigeante de la littérature, refusant de sacrifier ses convictions à ce qu'il nomme les lobbies et les compromis de carrière.
"Dans la vie il faut faire un choix, soit on est, soit on n'est pas. Être ou ne pas être, c'est Shakespeare qui disait. Moi, j'ai décidé d'être. Je ne suis pas écrivain par fantaisie, je suis écrivain parce que je pense avoir quelque chose à dire et je le dis au risque d'être exclu. […] Je ne suis même pas humaniste, parce que pour moi, les humanistes, je les ai rencontrés au fin fond de l'Afrique, au fin fond de l'Asie, là où les peuplades étaient en train de se décomposer dans la souffrance la plus atroce. […] Moi, je n'ai fait que mon travail d'être humain. Qu'est-ce qu'un être humain ? C'est quelqu'un qui a de l'empathie, qui se sent responsable quand les choses dérapent, et qui a aussi une mission très très noble : c'est le partage", dit l'écrivain.
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